ACTE DEUXIÈME
MADAME DE COUR VAL, avec intention.
Vous VOUS trompez; M. d’Haulerive croit parfaitement à l’affection. ,
MAX, baa.
A la vôtre.
MADAME DE COURVAL, de même.
, Et je crois aussi à la sienne. •
.MAX, bas.
Je le sais.
PERRICHON, à Claire.
Il me plaît beaucoup, ton prétendu.
CLAIRE
Mais sa fumée ne vous plaît guère, à ce qu’il parait ?
PERB ICHON.
Il est de fait qu'elle me prend un peu à la gorge... Et, entre nous, il faut convenir que c’est une singulière manie que de s’empester ainsi de tabac. (Offrant nne prise à Max.) En usez-vous ?
MAX
Jamais.
PERRICHON
Ah! mon Dieu, quelle indignation ! Vous y viendrez.
CLAIRE, à part.
J’espère que non. (Ba* à Max.) Qu’attendez-vous pour lui parler ?
MAX, bas.
Que nous soyons seuls.
CLAIRE, de même.
Ah I oui, je comprends..'. (Haut.) Je vais, mon oncle, voir si Arthur est de retour et si vus malles sont arrivées.
PERBICHON.
Tu y trouveras quelques peiiis cadeaux de tes cousines.
CLAIRE
Je viens justement d’écrire à Blanche.
PERRICnON.
Ah! • ‘
'• CLAIRE. , '
Venez- vous, ma tante? (Bas à madame de Courval.) M. de Richebourg va lui parler.
MADAME DE COURVAL, bas*.
Qu’il se hâte donc! (a pari.) Je voudrais déjà que tout fût fini. (Haut.) C'est bien, je te suis.
- PERRICHbN.
Vous me laissez ?
CLAIRE
Avec monsieur, qui a quelque chose à vous dire.
MAX
Effectivement.
PERRir.HON.
Ce cher Richebourg, y a-t-il fonglemps que nous nous sommes vus ! et quand je songe que, tout à l’heure, nous nous sommes à peine reconnus...
CLAIRE
Eh?
PER RJCIION.
C’est que vous êtes tellement changé... en mieux.
MAX, k pari.
Je ne lui en dirais pas autant. '
■ Ma«, IVriiclmti, madaiiicdo Courval, Claire.