SCÈNE
PERRICHON, MAX*
MAX, k part.
Il avait bien besoin de dire tout cela.
PERRicnON, déboutonnant son gilet.
Ah ! ma foi, je ne suis pas fâché de me donner un peu d’air... lu permets?...
MAX
A ton aise.
PERRICnON, s'asseyant k droite.
Je suis venu à pied depuis (ilermont et je commence à m’apercevoir que je n’ai plus mes jambes d’autrefois.
MAX
Pauvre garçon !
* Perrichon, Max.
PERRICHON
Eh ! mais, mon cher, je ne me plains pas... je suis encore privilégié... j’ai toujours un bon estomac, de la gaieté, l’ouïe fine... je dors fort bien... il n’y a que la vue qui baisse un peu... Oui, en lisant, il faut que j’éloigne... et toi?
MAX
Du tout.
PERRICHON
J’ai pris le pince-nez numéro vingt. Je trouve cela fort commode... Tu ne t’assieds pas?
MAX, «’asseyant de l’anlre côté de ta table.
Si, mon ami. Nous avons d’ailleurs à causer.
PER RICIION *.
Eh bien, voyons, de quoi s’agit-il ?
MAX, ayec grarité.
Perrichon ?...
PERRIGHON.
Maximilien?... car je me souviens que tu t’appelles Maximilien de ton petit nom.
MAX
Je voulais te parler de nos projets...
PERRICHON
Et me donner des renseignements sur la fortune et la position de ion neveu... Je connais déjà l'une et l’autre par ma belle-sœur.
MAX
Ahl madame de Courval...
^ ' Penichou, Max, assis.