‹ Les deux jeunesses comedie en deux actes en proseChapitre 45 sur 72 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

PERRICHON, MAX*

MAX, k part.

Il avait bien besoin de dire tout cela.

PERRicnON, déboutonnant son gilet.

Ah ! ma foi, je ne suis pas fâché de me donner un peu d’air... lu permets?...

MAX

A ton aise.

PERRICnON, s'asseyant k droite.

Je suis venu à pied depuis (ilermont et je commence à m’apercevoir que je n’ai plus mes jambes d’autrefois.

MAX

Pauvre garçon !

* Perrichon, Max.

PERRICHON

Eh ! mais, mon cher, je ne me plains pas... je suis encore privilégié... j’ai toujours un bon estomac, de la gaieté, l’ouïe fine... je dors fort bien... il n’y a que la vue qui baisse un peu... Oui, en lisant, il faut que j’éloigne... et toi?

MAX

Du tout.

PERRICHON

J’ai pris le pince-nez numéro vingt. Je trouve cela fort commode... Tu ne t’assieds pas?

MAX, «’asseyant de l’anlre côté de ta table.

Si, mon ami. Nous avons d’ailleurs à causer.

PER RICIION *.

Eh bien, voyons, de quoi s’agit-il ?

MAX, ayec grarité.

Perrichon ?...

PERRIGHON.

Maximilien?... car je me souviens que tu t’appelles Maximilien de ton petit nom.

MAX

Je voulais te parler de nos projets...

PERRICHON

Et me donner des renseignements sur la fortune et la position de ion neveu... Je connais déjà l'une et l’autre par ma belle-sœur.

MAX

Ahl madame de Courval...

^ ' Penichou, Max, assis.

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