ACTE DEUXIÈME
PERRICHON
Elle apprécie beaucoup monsieur d’Hanlerive, qui a, peutêtre bien, à première vue, quelques petits travers de son époque...
Oui... oui...
PERRICHON
'Mais, qui, au fond, est, à ce qu’il parait, un brave et digne garçon, n’est-ce pas?
MAX
Sans doute.
PERRICHON
De ce côlé, je suis donc parfaitement tranquille... Il plaît à Claire, Claire lui convient, et puisqu’ils s’aiment... c’est l’essentiel... qu’est-ce que je demande? qu’ils soient heureux, ces chers enfants...
MAX, lai tendant la main.
BienI c’est très-bien ce que tu dis là.
PER R icnoN.
Je ne vois pas trop ce que cela a de bien. C’est naturel, voilà tout.
MAX
Oui, mais cela prouve aussi... que tu n’as pas de préjugés...
PERR ICHON.
Non.
De parti pris, comme tant de gens qui n’admettent de mariages possibles que dans le cercle de leurs idées, et n'ambitionnent pour leurs enfanis que des alliances ma thématiques, sans amour et sans poésie.
PERRICHON
Ils onl peut-être tort. La poésie dans le mariage je n’en fais pas fi assurément; mais la bonne prose, c’est suffisant va ; on peut aussi s’aimer en prose et parfois ça dure plus longtemps.
Il so lève.
MAX, avec eotroDitè.
Perrichon ?
PERRICHON, avec bonhomie. *
Maximilien ?
MAX
Regarde-moi?
PERRICHON
Je te regarde.
MAX
Comment me trouves-tu? '
PERR ICHON.
Je te trouve fort bien.
Vrai?
PERRICHON
Sans flatterie; et ma belle-sœur n’est pas à plaindre... ni^toi non plus... Elle est encore très-agréable... et, à ton âge... (Monvement de Max.) tu ne pouvais pas mieux rencontrer.
MAX
Certainement, madame de Courval...
PERRICHON
Est maintenant une femme raisonnable, rangée, posée... C’est ton affaire...