SCÈNE IX
Les Mêmes, MAX, ARTHUR*.
ARTHUR
Ah 1 m’sieu de Richebourg ?
MAX, le repoasiant .
Ne me touche pas 1’
ARTHUR
J’ n’oublirai jamais c’ trait-là!
MAX
Allons... c’est bien... en voilà assex... Tu m’as remercié... laisse-moi maintenant.
ARTHiUR.
• J’ veux vous remercier encore une fois.
MAX , k madame de Coorral.
Comprenez-vous cet animal qui se cramponne à moi^ et me poursuit de ses caresses ?
EDMOND
Il s’est grisé.
ARTHUR
Je m’ suis rafraîchi à la ville... quoi!... et comme un verre d’ vin, ça ouvre les idées... pour lors, qu' je m’ suis dit : Pourquoi donc est-ce que j’ n’irais pas r’mercier mon bienfaiteur... parce qu’enfin... moi, avec vot’ dot... mais j’ vas m’ marier.
* Claire, madame de Courval, Perricbon, Arthur, Mas, Edmond.
EDMOND
Avec la veuve à Lucas?
ARTHUR
Oh I que non !... j’ suis rangé d’ çà, d’puis que j’ suis riche.
(a Edmond.) J’ai suivi vos conseils à vous.
MADAME DE COURVAL, à Arthor.
Quels conseils?
Arthur, que m’sieu m’a dit, faut pas prendre femme plus âgée que soi... pas d’ veuve surtout, pas d’ veuvel Ohl ça, précisément.
MADAME DE COURVAL
Ah! M. Edmond l’a dit...
EDMOND, bas à Artbnr.
Tais-toi, misérable!
MADAME DE COURVAL
Continue : c’est intéressant.
ARTHUR
Alors, j’ m’étions retourné du côté de la petite... eh bien, la petite qu’ est si drôlette, qu’a un nez en l’air, qu’a pas seize ans... un vrai bijou, quoil... comme mamzelle... sauf son respect.
PERRlCnON.
Tu ne perdras pas au change, mon garçon.
ARTHUR
C’est égal I Célémise avait queuque chose dans l’œil.
CLAIRE
Elle louche horriblement.
ARTHUR
AhI ça me remue tout d’ même, ça.'.. Mais la petite est si éveillée, et puis quoi... faut bien profiter d’ sa jeunesse.