‹ Les deux jeunesses comedie en deux actes en proseChapitre 67 sur 72 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

EDMOND

Je ne vous en connais pas d’autres...

GLAIRE

Eh bien I alors, je suis parfaite I

EDMOND, arec émotion.

Vous êtes mieux que cela.

CLAIRE

C’est difficile.

EDMOND, de pins en plus ému et lai prenant la main

Vous êtes charmante I

CLAIRE, à mi-voix et retirant riremeut sa main.

Monsieur Edmond...

EDMOND, de même.

Je VOUS ai fâchée ?

' GLAIRE

Non... mais... que direz-vous à ma tante?

EDMOND

Rien.

CLAIRE

Ah!... vous l’aimez pourtant?

EDMOND

Moi?

CLAIRE

Puisque vous voulez l’épouser...

EDMOND

Vous aimez donc aussi mon oncle ?

CLAIRE

Mais oui, beaucoup ; il est si bon !

EDMOND

ibon I... si bon I... il ne vaut pas mieux que votre tante... ous ne le connaissez pas non plus... un vieux garçon plein de manies, de prétentions, de ridicules!... se croyant jeune à cinquante ans... car je ne sais pas si vous le savez, il aura bientôt cinquante ans?

CLAIRE

Oui... oui... je sais...

' EDMOND

Et c’est lui que vous préférez ?

GLAIRE

Il m’aime I

EDMOND

C’est le mari de votre choix?

CLAIRE

Il m’aime!

EDMOND

Le beau mérite I

CLAIRE

Mais c’en est un qui n’est déjà pas si commun.

EDMOND

Ahl je comprends... oui, c’est pour moi que vous dites celai Ehl... mon Dieu, vous avez raison... car en effet, j’ai méconnu le bonheur qui m’était promis... Que voulez-vous? Je ne sais pas où j’avais l’esprit, j’étais stupide, j’étais aveugle! et jusqu’à ce jour, s’il faut l’avouer, je me suis surpris quelquefois à douter même que j’eusse un cœur !

CLAIRE

Hein ? . - > •

Oh! j’en ai un, je le sais maintenant, j’ai trop souffert pour n’étre pas fixé à cet égard.

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