SCÈNE IV
BLANCBEC, TREMPLIN , /j^/vr/wa»^ dans le fond.
f HEMPLIN,
Ahl voilà le cadet en question. (// s'approche de lui et lui frappe sur Vépaule.) Bonjour, Coco.
BLVNCBEC , effrayé , à part.
Voici un iiulivi.lu bien singulier : c'est peut-être le lionnelier qui vieiildéjà ponrépouser.(//a//7.) Monsieur, votre élat, s'il vous plail?
TREMPLIN
Mon état? tenez, les bras (// prend une attitude de pantomime en ^ej/tlc niant)', tenez, les jambes {iljaii un rond de janib^)\ lenez le coup de pied {^d fait une échappée).
BLANCBEC , quH a manqué d'attraper.
Doucement, doncl qu'est-ce que c'est que ça ?
TREMPLIN
C'est mon état ; vous ne voyez pas que je joue la pantomime : je suis un danseur.
BLANCBEC.
Ahl si, maintenant que vous parlez, je le vois... Eh bien I qu'est-ce que vous voulez?
TREMPLIN
D'abord , je suis arlisl»-.
BLANCBEC.
Cela se trouve bien, je suis naturaliste. (// lui tend la main.)
TREMPLIN, lui donnant la main.
Entre gens à talent , on se doit des égards. Je suis venu ici pour voir un. singe, et, puisque je vous ai rencontré, je ne serai pas venu en vani.
Ah! voilà le lanc^a^e delà séduction ! vous me flattez. Mais M. Gautard m'a biendélendu de montrer son jocko à personne... 11 prétend que les imitations qu'on en fait peuvent faire du tort à l'original, et dans l'fait, si l'on imite tout, on i'ra tomber les brevets d'invention.
TREMPLIN
Bah! les inventions sont plus communes que jamais... voyez les marmites économiques.
BLANCBEC. .
J'espère que l'inventeur a bu un fameux bouillon.
TREMPLIN
Et les bagues contre la fièvre... Vous avez la fièvre, vous achetez une bague , vous la mettez, et. . .
BLANCBEC.
Et VOUS l'avez encore...
TRKMPLIN.
La bague?
BLANCBEC.
La fièvre... Tenez, moi je suis bon enfant : Si vous voulez venir lue trouver en Cdchetle, et me léeom penser, financièrement parlant, je vous procurerai quelques momeiis d'entretien avec le sujet que vous voulez étudier.
TREMPLIN
Je n'ai qu'un mot à vous dire : lu seras content.