SCENE lï
PAUIS, seul.
Me revoilà donc chez la charmante inhumaine, madame Dclmare, en tête-à-tétc avec moi-même... Que de souvenirs
pour moi dans ce boudoir !.. il en est plein de souvenirs... C/est ici qu'elle me répondit si tendrement qu'elle était au désespoir de ne pouvoir pas répondre à mon amour... (Se tournant (fun autre côté.) C'est là qu'elle me suppliait, il n'y a pas plus de six semaines, de mettre un peu plus d'intervalle entre mes visites... C'est encore dans ce boudoir que mon cousin Henry venait si souvent lui parler de moi... un officier de hussards , c'est ordinairement bon . pour les conseils, auprès des femmes... Ma loi, moi, j'ai fini par prendre mon parti et une autre femme... je me suis dit : Les veuves ne veulent pas de moi?., rabattons-nous sur les jeunes personnes... Ce qui fut dit fut fait... et, dans un quart-d'heure, je signe le conjungo à la mairie de l'arrondissement. (Indiquant la croisée.) Juste sous les fenêtres de la belle dédaigneuse... avec mon cousin Henry pour témoin. Quel dommage qu'elle ne soit pas là, pour nous voir passer!., ça lui apprendrait que nous ne sommes pas dans un temps où les jeunes gens restent sur la place sans être faits... comme des coupons de Portugal... ^
§CENE ÎIÎ.