‹ Les deux masques (volume 3)Chapitre 5 sur 43 · PREMIÈRES ORIGINES DU THÉÂTRE GREC · texte numérisé non relu

PREMIÈRES ORIGINES DU THÉÂTRE GREC

Dantes pastorales et figures. — Chants bucoliques. — Bacchus

inspirateur du théftlre.

La Grèce créatrice, mère glorieuse de tout art et de toute beauté, a inventé le Théâtre. C'est de son génie qu*est sorti ce monde qui double la vie humaine en la reflétant. On ne peut qu'entrevoir la conception du drame dans le clair-obscur de ses origines ;. celle de Tembryon au sein maternel n'est pas plus confuse. Son premier germe fut, sans doute, cet instinct inné de l'imita tion qui fait simuler

ESCRTLE.

nfant les actions viriles, au sauvage la chasse endemain et le combat de la veille. L'écolier sfornie en cheval le bâton qu'enrourchent ses >e3 : le Peau-Rouge voit un serpent ou un ours . son compagnon couvert d'une fourrure ou ulé dans un sac dont les torsions imitent les js du replile : il le poursuit à grands cris, il i sur le monstre imaginaire une flèche émous- — L'homme a éprouvé de tout temps le besoin laliser ou de parodier sa propre exislence, de péter par le rêve du spectacle et de la fiction. L danse l'initie à cette seconde vue ; elle Iranse le corps en lui donnant deux ailes, l'élan et fthme ; elle le dégage, pour un instant, des is lois de la pesanteur. Un sens vague s'insinue :ât dans ses mouvements cadencés, la panto- 3 s'y mêle et l'inspire. Elle la complique d'apel de fuites, d'cnlratnemcnts et de résistances : :6t chaque geste esquisse une pensée, chaque vole vers un sentiment. C'est dans les danses ilives que s'ébaucha le drame hellénique. Des es de bergers tournant sur les collines imitaient volutions des étoiles ; la Gnossienne, attribuée ésée, retraçait par l'ondoiement de ses cercles édales du labyrinthe afl'ronté par le héros atlié- ; la Pyrrhique frappait de l'épée le bouclier du lat; des choeurs figuraient les noces de Zeus

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