‹ Les deux masques (volume 4)Chapitre 47 sur 86 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

f I. — Aristophane acquitté de la mort de Socrate. II. — Atliènes envahie et pervertie par les Sophistes. >-> Périls

quMIs lui faisaient courir. — Réactions religieuses. —

Changement des points de vue.

m. — Aristophane excusé de la méprise des Nuées, — Laideur et

sordidité de Socrate. — Son embauchage philosophique.

— Sa dialectique cauteleuse. — La pèche aux thons. —

Socrate^ mauvais citoyen d'Athènes. — Son patriotisme

jugé par ses disciples.

Autant que les démagogues^ Aristophane haïssait et poursuivait les Sophistes, perturbateurs des idées et corrupteurs des intelligences. L'abime appelle Tabime ; Athènes était prise entre ce double gouffre. De là cette comédie des Nuées qui assombrit la mémoire du poète, et qui lui imprime le rictus d'un génie méchant. Aristophane a passé longtemps pour le véritable meurtrier de Socrale, et la postérité ne Ta pas encore acquitté du crime d'avoir broyé, sur la scène, la ciguë qu'on fit boire à ce philosophe.

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