‹ Les deux masques (volume 4)Chapitre 9 sur 86 · II · texte numérisé non relu

II

corps zodiacal coûslelié de monstres, qui grandirait jusqu'au ciel.

«0 mains, mains, dos, poitrine ! 0 chers bras ! est-ce vous qui jadis avez dompté le Lion funeste aux bouviers, et FHydre de Lerne, et les Centaures monstrueux, aux jambes de chevaux, race injurieuse, sans loi, orgueilleuse de ses forces, et la bote d'Erymanthe, et le Chien souterrain à trois tôles, monstre invincible né de, la terrible Ëchidna, et le Dragon gardien des pommes d'or, aux dernières limites du monde ? »

Bientôt pourtant cette fureur s'apaise, et le héros domine son supplice. Son fils Hyos, entre deux crises, lui prouve l'innocence de Déjanire : Hercule ne pardonne point, mais ne maudit plus. Le souvenir d'iole l'attendrit, il la lègue impérieusement à son fils, ne la jugeant digne, après lui, que d'un Héraclide. C'est avec une sérénité magnanime qu'il commande le bûcher funèbre que la main d'Hyllos allumera; c'est d'un élan presque joyeux que, tirant son âme des ruines de son corps, il l'entraîne vers l'apothéose. — « Allons, âme endurcie aux souffrances l » Avant d'en affronter de nouvelles, étouffe mes cris » avec un frein d'airain, et subissons avec joie la » suprême épreuve. »

Bientôt l'holocauste sera consommé. Du sommet de rCEta, dans un tourbillon rayonnant, Hercule, transfiguré, va s'élancer vers l'Olympe, et s'asseoir, tout en feu, au milieu des dieux.

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