‹ Les deux ménages, comédie en trois actes et en proseChapitre 10 sur 58 · SCENE VIL La même , MADAME BOURDEUIL · texte numérisé non relu

SCENE VIL La même , MADAME BOURDEUIL

MADAME BOURBEUIL.

Bon jour, ma chère , je ne vous ai pas revue hier soir ; vous êtes rentrée si tard du specta» le ! vous m'avez abandonnée. Bourdeuil avait affaire , et je suis restée seule , pendant que vous vous amusiez.

MADAME DORSAL

Eh ! bien , ma chère amie , je vous offre pour ce soir un dédommagement * nous dinons ici tous ensemble , et nous allons ensuite aux Bouffes 5 c'est à votre mari que nous devons cette heureuse idée.

MADAME BOURDEUIL.

En vérité !

MADAME DORSAL

Et vous devez lui en avoir d'autant plus d'obligation que vous savez qu'il n'aime pas beaucoup les plaisirs .

MADAME BOURDEUIL.

Du moins , c'est ce qu'il me dit 3 et je le crois j mais il sort souvent.

MADAME DORSAL

Est-ce que vous seriez jalouse , ma bonne amie? MADAME BOURDEUIL , vivement.

Jalouse ! Oh ! mon dieu , point du tout 5 d'abord je n'ai aucun sujet de l'être , mais je voudrais que Bourdeuil eût un peu moins de zèle pour ses affaires et un

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