‹ Les deux ménages, comédie en trois actes et en proseChapitre 24 sur 58 · ACTE I, SCENE XVI · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE XVI

» mari ne doit jamais se distraire ailleurs que chez soi ; » il se gène et ne se permet rien? » Il parait, Monsieur 5 que vous ne vous êtes pas toujours gêné , et que vous vous êtes permis quelques distractions.

BOTJRDEUIL.

Va-t'en au diable , toi et ta revendeuse à la toilette !

DORSAL

De l'humeur. . . Ah ! cela n'est pas bien : écoute, mon ami , tous les hommes sont sujets à des faiblesses * il ne faut pas attacher autant d'importance à ce qui t'arrive. Que devant ta femme tu protestes de ton innocence 7 c'est bien , très-bien • j'en ferais autant si j'étais à ta place * mais avec moi une pareille réserve est inutile.

EOTJRDEUIL.

Dorsai , finissons , je t'en prie. Ton intention est-elle de t'amuser long-tems à mes dépens ?

DORSAI.

Tu te fâches ! allons 3 c'est fini. Je suis quitte envers toi 5 j'ai rempli les devoirs de l'amitié. Je n'ai plus qu'un mot à ajouter * on te guette , on épie tes démarches , et puisque tu t'obstines à nier ta faute et à ne pas mettre dans la confidence ton meilleur ami , je t'abandonne à ton malheureux sort.

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