‹ Les deux ménages, comédie en trois actes et en proseChapitre 7 sur 58 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

Les mêmes, MADAME DORSAL

MADAME DORS AI

Messieurs, je vous salue.

DORSAL

Eh ! bonjour , ma chère amie ! Et Lien , ma Clémentine , as-tu quelque partie de plaisir projetée pour ce soir? T'es-tu bien amusée hier à la comédie française?

MADAME DORSAL

Ah! mon ami, le spectacle était charmant.

DORSAL

Cette pauvre Clémentine ! Je suis si heureux quand j e sais qu'elle s'amuse ; pourquoi mes occupations ne me permettent - elles pas d'être constamment près de t oi , de prévenir tes goûts , tes moindres désirs , d'embellir ta vie par tout ce que la tendresse d'un amant peut avoir de charmes ; car , tu le sais , ma chère amie , quoique marié , je n'en suis pas moins ton amant.

MADAME DORSAL

Je te remercie de ta tendresse , mon ami • je la partage et suis la femme la plus heureuse. BOURDEUIL , vivement.

La plus heureuse ! un moment. , . Madame Bourdeuil peut justement réclamer...

MADAME DORSAL

Mon ami, nous aurons à dîner une dame de mes amies , que tu ne connais pas , mais dont tu m'as souvent entendu parler.

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