‹ Les deux ménages, comédie en trois actes et en proseChapitre 8 sur 58 · ACTE I, SCENE VI. n · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE VI. n

DORSAL

Eh ! qui donc ?

MADAME DORSAL

Stéphanie , cette ancienne amie de pension * elle a quitté le pensionnat huit jours après moi pour aller se marier en province. Hier, en sortant du spectacle , au moment de monter en voiture , je m'entends appeler par mon nom de demoiselle , je me retourne, c'était Stéphanie • nous étions toutes deux en société, et nous n'avons pu nous dire' que quelques mots ; mais elle viendra aujourd'hui. M. Bourdeuil, vous êtes des nôtres?

BOURDEUIL.

Très- volontiers , Madame .

MADAME DORSAL

Madame Bourdeuil n'est pas encore descendue?

BOURDEUIL.

Non , mais elle ne tardera pas . Je vais envoyer chercher un coupon de loge pour l'opéra Bufîa , et nous passerons la soirée tous ensemble. Mon cher Dorsai , allons parapher nos bordereaux.

DORSAI, embrassant sa femme.

Adieu, ma Clémentine... adieu... je serai bientôt auprès de toi

bourdeuil.

Allons , as-tu fini , le tems presse ; que diable ! une fois marié , on n'est pas toute la journée à embrasser sa femme. Les affaires avant tout.

DORSAI , en s'en allant.

Mon ami, que veux-tu, c'est plus fort que moi.

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