‹ Les deux mèresChapitre 10 sur 43 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

LUCIEN, puis LOUISE.

LUCIEN , marchant à grands pas.

Ah benl non, non, par exemple, y n' s'ra pas dit qu'un si brave homme... quand je devrais... pour ce qui est des huissiers, ça regarde Bressquoëtte ; après ça, il s'alarme pour rien , car enfin 500 francs, c'est pas r diable... oui , mais où les trouver? moi qui n'ai en tout que 22 sous... Oh ! n'importe, je saurai bien...

LOUISE

Eh bien! mon pauvre garçon, comme j'allais porter le chocolat à Jacques, je ne l'ai plus trouvé dans sa chambre et je n'ai pu lui parler...

LUCIEN, sans la voir.

Il doute du cœur de ses ouvriers , c'est mal.

Que dis-tu ?

LUCIEN

Il ne sait donc pas que ça ferait une émeute dans le quartier, si les huissiers...

LOUISE

Que parles-tu d'huissiers?

LUCIEN

Ah I c'est vous.. .allons, du courage.. .quediable, nous en viendrons à bout.

LOUISE

A bout! de quoi?

LUCIEN

S'il est ruiné... il recommencera, quoi !

LOUISE

Ruiné! qui?

LUCIEN

Il donnera vingt sous de moins par jour à ses ouvriers ; tous y consentiront de bon cœur.

LOUISE

Parleras-tu? tu me fais mourir d'impatience.

Les Deax Mères. 2

It) MLSÉr-: DRAMATIQUE,

Page 1