‹ Les deux mèresChapitre 11 sur 43 · LIT.IEN · texte numérisé non relu

LIT.IEN

Y a que v(»tre pauvre mari, par sa trop de bonté pour nous, es( à la veille de se voir enlever ses nieul)les.

Ah ca ! j'entends mai.

LUCIEN

11 ne veut pas que sa fille vienne... v'Ià-t-ii pas; est-ce qu'à son âge on connaît les affaires.

LOUISE

Jl ne veut pas que ma fille vienne!

LUCIEN

Elle viendra... on n'emportera pas les meubles, ou j'y perdrai mon nom.

LOUISE

Ah ! Lucien, que tu me fais de mal! explique-toi.

LUCIEN

Oui, bourgeoise, dans la crainte de vous faire de la peine, 1' palron vous a caché que ses affaires allaient mal.

LOUISE

Voilà donc la cause de sa tristesse... Ah! je cours après lui.

LUCIEN

Pour y empêcher d'avoir le sang-froid nécessaire.

LOUISE

Doute-t-il de mon amour?., me croit-il donc incapable de supporter un malheur?., non, je veux être près de lui, le consoler.

LUCIEN

Bien! elle va nous empêcher d'agir... Oh ! les femmes , les femmes !

Où est-il, maintenant?

LUCIEN, à part.

Ah! mon Dieu! j'entends les camarades... je ne veux pas qu'elle se trouve là; ca pourrait l'humilier.

LOUISE

Me répondras-tu! où est-il?

LUCIEN, à part.

Quelle idée! (Haut.) Il m'a dit qu'il vous l'avait écrit dans une lettre qu'il a laissée sur son bureau.

LOUISE

Ah ! courons. (Elle son précipitamment par le cabinet de gauche ; Lucien l'enferme.)

LUCIEN

Là! un tour de clé; pendant ce temps, je pourrai agir.

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