MARTIN
Mais , je n'ai travaillé que quatre jours.
JACQUES
Et voilà 20 francs d'avance... ta mère est malade... ohl je ne suis pas inquiet de toi; vas, vas vite, et surtout ne reviens que lorsqu'elle sera guérie... (il le paie ; Martin a à peine le temps de dire merci, et sort précipitamment.) ÉMÉLIE, à Jacques.
Monsieur, je suis très contente de vous ; embrassez-moi , pour la peine. BAHU, criant encore.
Vive r bourgeois, et toute sa famille.
l'ouvrier galou, le poussant brusquement. Tu vas pas t' taire... clampin.
BAHU, à part, le toisant, Cré coquin, si j'avais cinq pieds!
JACQUES
Galou !
GALOU.
Voilà !
JACQUES
Ah ! tu as encore fait le lundi , le mardi , et le mercredi , c'est toujours la même chose.
ÉMÉLIE, tout bas.
Vous ne voulez donc jamais être raisonnable.
GALOU, s'emportant.
Ah! j' fais C' que j' veux... j' n'entends pas... (Emilie se réfugie près de sa mère.)
LUCIEN, se levant.
Ah! parle à M"° Eraélie plus honnêtement... ou sinon...
JACQUES
Voilà ton compte, je ne veux plus de toi.
GALOU.
' Eh ben I c'est bon, on s'en va... v'ià-ty pas... j' manquerai pas d'ouvrage.
(Aux ouvriers en sortant.) Tas d' caponsi (Il sort en fermant la porte avec violence.) BAHU, le regardant sortir.
C'est bon , j' te perds pas d' vue, toi , avec tes gros sabots...
JACQUES
Allons, mes amis, à demain... allez vous reposer et ne faites pas le lundi.
TOUS
Ain: Mon cœur à l'espoir s'abandonne.
On n' peut guère se reposer sur mon amc , Car le dimanche en sortant d' l'atelier, FI faut aller prom'ner sa femme:
Et c'est encor' plus dur que d' travailler.
BABU.
J' viens de r'cevoir des calott's de Jean-Pierre C'est ça r plus clair de mes profils , Mais si 1' bourgeois vient d'payer 1' père. Moi je r' passerai la paie au flls.
(Reprise; les ouvriers soiteol)