XII - A OUAND LA KOCE
Le petit Jeanriin était resté longtemps "u regarder a fée courir sur le miroir des grèves.
Quand la fée disparut enfin dans l'ombre du Mont, le petit Jeannin sembla s'éveiller.
Il secoua sa jolie tête chevelue, pesa l'escarcelle et fit une gambade superbe. Sa joies'cnfiait etgrandissail, à mesure qu'il marchait, le nez au vent et la tê e ficre, comme im homme opulent peut marcher. L'allégresse lui montait au cerveau. Il était ivre.
Tantôt il gesticulait follement, tantôt il entonnait à pleine gorge un noél appris à la paroisse dj Clierriieix, tantôt encore il prenait son élan, touchait le sable de ses deux mains étendues, retombait sur ses pieds et pourouivait cet exercice durant des demilieues.
Quiconque a voyagé sur nos routes de l'Ouest a pu voir df jeunes cilovens exécuter ce naïf tour de force sous la portière des diligences. Cela s'appelle faire la roue. Jeannin faisait la roue comme un dieu.
Quand 11 avait bien fait la roue, il rejetait en arrière sa masse de cheveux qui l'aveuglaient, et c'étaient des éclnts de rire, des sauts, di^ cabrioles.
11 s'en donnait, il s'en donnait, le petit Jeannin!
Puis tout à coup il mettait le pning sur la hanche, comtnc le hallebaidi'-r de la cathédrale de Uul. 11 marchait à pas conqiles. Voyez quel homme grand cela laisaitl
Avec une soutanelle de laine brune au lieu de sa peau de monton, il eût re^SLinblé à un clerc.
Mais cette gravité-là ne durait pas.
Simonnette! Simonnette 1 oh! gentille Simonnette ! voilà qu'on pensait à vous et qu'on redevenait foui