‹ Les deux Mina: Chronique Espagnole du siècle, Volume 1Chapitre 12 sur 45 · HINA · texte numérisé non relu

HINA

le n*al pfts besoin de touî» rappeler vos devoirs ; vous m*avéz montré que vous ne sauriez les oublier.

TOUS

Non, jamais!

88 LES DEVX MULNA.

MINA

Que pas UD des étrangers n'écbappe ! point de pitié pu^ianime! les prisonni^-s, ils deviendraient pour nous un embarras.

TOUS

Meurent les gavacbos! périssent tous les Français !

MINA

Toi, Juan, tu vas t*embosquer derrière ces broussailles et ces chênes verts, le plus près possible de la route, avec soixante hommes, trente de chaque côté; tu laisseras filer l'avant* garde sans souffler mot, et tu auras soin de ne commencer à tirer que lorsque la tête du convoi arrivera à ta hauteur. Moi, je serai avec cent hommes à quelques pas de là, placé de |

manière à prendre en flanc le peloton que com- 1

mande le capitaine. Quant à Séverine et à |

Calvo ( 1 ) , ils vont , avec vingt hommes chacun,

^ (i) Scveriiio Yriarle, ué à FoDtarabie, était un ex-garde du corp^, et Calvo uu aucien bergcntdea cba&^urs de Cadix.

LES DEUX MINA. 8d

se poster à cinq minutes de distance; l'un du côté de Pampelune, l'autre du côté de Tolosa ; de manière à arrêter ceux qui parviendraient à forcer le passage, soit en avant, soit en arrière; Vous m'avez entendu? à nos postes, mes amis!

Surtout , que ][)ersonne ne se laisse voir avant l'attaque.

JUAN

Rapporte-t-en à nous , Xavier ! la bête mordra au piège : c'est moi qui te le promets.

MINA

Pour vous, mon oncle, restez ici avec les chevaux : plus près, je craindi*ais qu'ils ne nous fissent découvrir.

ESPOZ.

C'est cela ! toujours à moi le joli rôle.

Tous se dirigent vers les différents points qui leur ont été assignés ; là , étendus à plat-ventre, leurs fusils armés et prêts à lancer la mort, ils jettent par intervalles un coup-d'œil furtif sur Tennemi qui s'avance. Us craignent que le feu

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de leurs regards ne brille à traTero le feuillage ; ils retiennent leur baleine, de peur qu'elle ne les trahisse^ Leur ardeur est extrême , leur anxiété des plus Yives. Ou dirait une meute au moment de s'élanceri et que contient avec peine la présence du chasseur Patiencç! dix minutes

encore, et cette soif de sang pourra se satisfaire.

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