FRÈRE IGNACIO
Il VOUS protégera ; nous riinplorerons en votre faveur. Maintenant, frères, puisqtie nous formons une junte dont le but est de travailler à Tœuvre sainte, il faut que chacun de nous ait une part égale de dangers et de gloire.
OSCARIZ.
Fixez vous-même nos devoirs.
TOUS
Nous promettoBS de les remplir .
il U» mOX HOIA.
ttftU IGNACIO.
La chose me sera facile. Tons , Torres, étant par vos fbnctfotis en rapport arec la jenoesse de nos écoles, appliquez-Toos à stimuler son en*' thousiasme po«r la pairl& Répéfes4«i sans cesse les mots A^nnrar et liberté , et tous vous ferez aisément entendre d'elle.
Tms» fteaJor Osearb, attacbOi-TMia à semer avec adresse dans le mottdé dis nottrellei propres à irriter de plus en plus la population contre les étrangers; racontez les crimes qu'ils auront commis dans les diverses provinceiï dn royaume; prêtez-leur des discou rs propres à exaspérer les têtes left plus froides et les plus apathiques; que la crainte d*être démenti n'affaiblisse pas vos expressions : Ton est toujours écouté lorsqu'on s'adresse aux passions et surtout lorsqu'on les flatte^
De voire côté, Monteverde, ayez soin, aussi bien que les vôtres, d'annoncer chaque jour quelque nouvetécb«c pour ki armes franoalses :
IMfinXMDIA. li
rimi ne nlèye mieiix va couragd iDo«tiBD tpm rabditeemMit de son ennemi.
Yotts^ seoorai, répabdez sur l^àpdéon tout, ce que vous suggérera votre juste haine contre 06 tyran odieux. Ne méni^ez pas non phiaaaXamille* D^ le peu^» vous le savtt, vdt dana seA frère Joaepli un heinnie Mcé à la délMMohe et k rivresae; entretenez cette opinion^ cpu ne peut qu'éloigner de lui ceux q[tti seraient tentai de s'en rapprocher: éépeisneE rnsar^enr du tr^ne ei^agnol ions lee èonleurs les plus b^ denses, et, cemnie U iifiporte de ne né^iger aii^^ çnn moyen, ne lui épargnez inâme pas les dé«: faute corpofds; ceiix4à parlent à Timagbiitk» de la multitude et la diq^oeent encore à oreini pltts aisémrat aux autrea.
Pendant ce temps» douMateo, vous aurez sefai de fidre annoncer de toutes parts que les principales puissances de FËnn^ se dédarent enfin pour nous et s'apprêtent à noua seeonder. Faitea marcher à notre aide les jUlemands, les Aosses,
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et jasqa*aax Infidèles : reasentiel est d'agir sar les esprits irrésolus, et, quels que paissent être nos rerers, d'entretenir les espérances de la nation.
Tous ces discours, frères, vous le coaii»«ndrei sans peine, provmant ainsi de sources différentes , auront bien plus de crédit et de retentissement dans i'c^ion publique que s*iis sortaient d'une même bouche.
Que ceux de tous, senores, qui possèdent des propriétés couffldérables dans le pays, profitent de l'influence que leur donne la fortune pour organiser secrètement , sur tons les points , • des juntes particulières, qui trananettront nos instructions dans les campagnes et entretiendront avec la junte centrale une corre^ôndance ac-live.
Toi, Xavier, tu sais la conduite que tu dois tenir: il est inutile d ajouter que nous comptons sur ta résolution et ta persévérance.
Quant au clergé de Pampelune et de la Na-
LES DEt'X MINA. i$
varre entière, croyez , frères, qu*il fera pour le triomphe de la bonne cause ce que Ton doit attendre de lui. Déjà plus d*une fois il a méprisé les menaces; il prouvera dans Foccasion qu*il n'est pas de sacrifice qui lui coûte , ni de danger qui l'elTraye.
TOUS
Vivent nos dignes soutiens!