LE 3B|IG£NT
Oui, mon commandant. (// sort)
LIÉONCB.
Je ne les attendais pas si tôt! ainsi, dès cette nuit , nous serons probablement cernés étroitement dans notre caserne^ et demain commencera l'œuvre de notre destruction.
ADOLPHE
Léonce, je viens de concevoir un projet que tu ne combattras pas, j'espère, et qui seul nous offre encore quelque chance de salut. Tu crains, avec raison, de te confier à un Espagnol, et lu ne veux pas exposer un des nôtres; mais moi, qni donnerais mille fois ma vie pour conserver la tienne; moi, qui sais les dangers qui te mmu^
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cmt j je TêK partir ce soir, aussitôt que robscn*' rite pourra me dérober auK regards.
LÉONCE
Y songes-tù, Adolphe t je ne saurais y consentir; c'est timmolèr inutilement; t'envoyer à une mort certaine.
ADOLPHE
Et la mort ne m'attend-elle pas en ces lieux?... En partant, il est possible que je sauve toi et tous ceux qui sont ici; si je reste, au contraire , je tombe à tes côtés sans que ma présence retarde d'une minute, ni ta perte, ni celle de nos compagnons d'infortune.
LÉONCE, à part.
En effet, avec nous point d'espoir; tandis que le hasard
ADOLPHE
Tu hésites , mon frère?
LEONCE.
Non; non, mon ami; ton frère ne balance
516 LES INBUX lUNA.
ptas : il se rend à tes raisons » il cède à tes instances Mais , par les liens sacrés qui nous unissent, que pas un geste, pas une parole , ne fassent soupçonner ton dessein! Un seul mot, répété ailleurs que dans cette enceinte , suffirait pour te perdre. Au surplus, pendant que je vais écrire la dépêche dont tu seras porteur, donne de ma part les instructions nécessaires pour que qui que ce soit ne sorte de la caserne, et que , dès cet instant, il n*y ait aucune espèce de communications avec les personnes du dehors.
ADOLPHE
J'y cours.
Il sort ayec précipitation et heurte violemment le capitaine Raoul, qu'il rencontre sur son passage.
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