LÉONCE, LE CAPITAINE
LE CAPITAINE , avec hnmear.
Ces jeunes gens sont d'une étourderie ! . . Commandant, un paysan qui paraissait très-pressé vient de remettre à la sentinelle cette lettre à votre adresse. Quoiqu'on lui ait proposé d'attendre ]a réponse, il s'est sauvé comme s'il avait craint que Ton ne mit le grand -prévôt à ses trousses.
LÉONCE
Je vous remercie.
LE CAPITMNE.
D'après vos ordres, tout notre monde est sous les armes et disposé à faire son devoir.
LÉONCE
Fort bien !
LE CAPITAINE, en éioallant un sonpir.
Quand je dis tout notre monde, c'est pour ne pas rappeler le petit nombre de nos baïonnettes ,
HS tÊS DEUX MINA*
car DOS coinpagnie39 si belles lorsque nous sommes arrivés dans cette garnison du diable, tiendraient aujourd'hui dans une guérite*
LÉONCE
Je le sais. (// lit à vota: basse :)
f Monsieur le commandant, j'arri?e à Tafalla » avec plus de quatre mille hommes : je suis cer- » tain que vous n'en avez pas deux cents en état » de tirer un coup de fusil. Il est également à » ma eonnaissanee qa"i\ ne vous reste presque 9 plus de cartouches; que vous manquez de vi* » vres , de médicaments, et que vous ne pouvez n compter sur une garnison affaiblie par les 9 maladies. Consentez à mettre bas les armes » quand je me présenterai devant vos retranche- » roents, ou vous et vos soldats serez fusillés jus- > qu*au dernier et sans miséricorde. i>
Du champ d'honneur.
Le cokmel cammandani générât des voton-taires de Navarre ,
FRANCISCO ESPOZ Y MINA.
LE8 DB(3X IlINA. 319
« P, 5. Si vous acceptez mon offre généreuse, » un drapeau blanc, placé sur votre caserne^ me > le fera savoû*. »
{Léonce élevant la voix.) Capitaine Raoul!
que Ton hisse à l'instant même les couleurs nationales sur le point le plus élevé de cette maison; il faut, quand le jour paraîtra, que le soleil les éclaire.
LB GAPITAINB.
Oui, commandant. {A part, en ^'éloignant.) Que signifie cette recommandation?.... Son ion Inusque, son air distrait, tout cela ne nous an^ nonce rien de bon.