‹ Les deux noblesses: comédie en trois actesChapitre 34 sur 89 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

MORET

Le docteur... Je le retiens encore, celui-là 1 (Montrant la ubie où Eont les rafraichissements.) Mais si elle ne reçoit personne, alors tout ça, c'est pour moi ?

LE JARDINIER

C'est pour le comité de son œuvre qui va se réunir. L'(Euvre de la Frontière.

HORET, riant.

Encore une jolie stupidité I Qu'est-ce que c'est que ça... une frontière ? Voulez-vous me le dire ?

LE JARDINIER

Oh î je le sais bien... Seulement je ne saurais pas l'exprimer.

MORET

C'est un mot, une blague.

LE JARDINIER, doucement et fermement*

Pardon. J'ai été soldat...

Il n'y a pas de frontières, entendez-vous ? nulle part. Ça n'existe pas.

LE JARDINIER

Cependant, les pays...

MORET

Il n'y a pas de pays. Il n'y en a qu'un.

LE JARDINIER, touchant le sol de sa bêche.

Ça... la France. Vous avez raison.

IIORET.

Mais non î la terre, le glob3. Allez demander si on peut me recevoir.

JEANNE, effrayée.

J'y vais.

LE JARDINIER, à part, ea ge touchant le front.

Il a un pépin.

Il se remît à sa plate-baiiJe, sans s'occuper de Moret qui le regarde.

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