‹ Les deux noblesses: comédie en trois actesChapitre 48 sur 89 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

SUZANNE

Heureusement que nous sommes là, nous deux l

BRIÇAT.

Nous trois !

SUZANNE

Ne soyez pas méchant.

B R I Ç A Y, montrant madame Doriea.

Dieu non! Celle-là, c'est la meilleure des femmes !

SUZANNE

Et ma mère aussi. Soyez persuadé qu'elle ne pense pas un mot de tout ce qu'elle raconte. C'est pour se griser, parce qu'elle s'ennuie en province. Mais je suis sûre qu'avant ce soir elle sera allée chez la femme Toupance et lui aura remis une large aumône.

B R I Ç A Y , motnrant la bonne.

Voyons la quête?

SUZANNE, ionpeaant la bonne.

Léger.

B RICA Y ironique.

C'est peut-être parce qu'il y a un billet de banque ?

SUZANNE

Je n'ose pas l'espérer. (EUe renvene la bonne et compte.) Un

petit sou, trois pièces de cinquante centimes, une pièce de quarante sous, et dix francs en or. Les dix francs ça doit être maman 1

BRIÇAY, avec nn jen. qni fUt comprendre qne c'est lai.

Pardon ! (se reprenant.) Oui... je le crois aussi.

80 LES DEZX NOBLESSES.

SUZANNE

J*en suis sûre. Quarante sous.

Elle cherche.

BRIÇAT, qai l'est penché.

Attendez donc, ils sont faux. Tout ce qu'il y a de mieux comme plomb.

SUZANNE, imiUnt des Moalinardi.

Du plomb ! c'est des Moulinards.

BRIÇAT.

Au revoir. Je vous laisse veiller sur le sommeil de

madame Durieu. (prenant sondaln, arec «n intérêt affeclneox, la main de

soxanne.) Et... toujours pas plus beurouso?

Non. Ah!

SUZANNE

BRIÇAY, arec nn geste attristé.

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