‹ Les deux noblesses: comédie en trois actesChapitre 60 sur 89 · SCÈNE PREMIÈRE HENRI, LE DOCTEUR DE BRIÇAY · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE HENRI, LE DOCTEUR DE BRIÇAY

BRIÇAT.

Alors, c'est sérieux? Vous nous quittez?

HENRI

Très sérieux. J'ai demandé à mon père un congé illimité, il a bien voulu me l'accorder, et je pars.

BRIÇAY.

Quand?

HENRI

Le plus tôt possible. Demain.

BRIÇAY.

Pour combien?

HENRI

Peut-être trois mois. Peut-être trois ans.

BRIÇAY.

Oh! Et par quoi commencez-vous ce grand voyage si soudainement résolu?

HENRI

Par la Suède et la Norvège.

BRIÇXY.

Voir Ibsen? Étudier de près Tâme norvégienne?

HENRI

Non.

BRIÇAY.

Ça ne vous intéresse pas?

HENRI

Si. Mais ça n'est pas mon affaire. Je suis le fils d'un industriel, moi ! Laissons la France aux Français, comme dit l'autre, et la psychologie aux psychologues.

BRIÇAY.

Et pourquoi partez- vous?

HENRI

Pour connaître d'autres pays que celui-ci. C'est charmant, Varaucourt et ses environs... mais enfin... à la longue!

BRIÇAY.

La vraie raison? C'est à cause de mademoiselle de Touringe?

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