ACTE TROISIÈME
UN AUTRE OUVRIER
El puis la dîme?
UN AUTRE
Oui.
UN AUTRE
Il est bien poli.
Moret, de la main, leur impose silence, en leur faisant signe qu'il enlend Tenir. Tous se taisent, debout. Roche et Henri entrent dans on silence glacé. Roche trayerse la pièce pour gagner son bureau. Ils s'écartent respectueusement sur son passage et sur celui d*Uenri.
HENRI, à n^^olx à son père, tout en marchaot.
Comment! Ils sont partis? Tous les deux?
ROCHE, mdmejeu.
Je l'aurais parié. J'aime autant çal (n s'assoit, son. ois se tient
debout, derrière lui, adossé à la cheminée.) Eh bien? AsSOyeZ-VOUS.
(ils hésitent gauchement.) Prenez des sîèges, allons? N'ayezpas peur, (ils S'araoient od et comme Ils peuvent, très mal, sur le bord
des chaises. Moiet seni reste debout.) Yous avoz demandé à me voir pour m'exposer vos réclamations, n'est-ce pas? Ça n'était pas bien utile puisque je les connaissais déjà. Mais pourtant j'ai voulu tout de même vous recevoir pour vous donner une preuve de ma bonne volonté, du désir que j'ai que nous tombions en arrangement. Vous souhaitez deux choses: d'abord trois centimes en plus pour la rémunération de certains travaux dont on m'a donné le détail, travaux que vous trouvez trop pénibles d'une part, et de l'autre insuffisamment payés? Voici ma réponse. Et mon fils est d'accord avec moi. (a Henri.) N'est-co pas?
HENRI
Oui.
ROCHE
Je vous donne deux centimes, (toue, geste : « ohi ça n'est pas anex! ») Et encore à une condition : c*est que d'ici ce soir il ne soit plus question de grève et que le travail soit repris. Je passe à la seconde chose, la plus importante, la rentrée de Moret. Voici ma réponse, et mon fils est aussi d'accord avec moi. N'est-ce pas ?
HENRI
Oui.
ROCHE
Jamais, (numures. Moret rit.) Laisscz-moi achever. Je n'ai pas d'animosité contre Moret comme vous pourriez le croire. Quoi qu'il m ait fait, je me rappelle qu'il a été pendant des années un excellent et précieux employé, que je regrette, que je remplacerai difficilement, en qui j'avais toute estime, toute confiance. Il a trahi l'une et l'autre, ça le regarde. Mais ça ne m'empêche pas de lui rendre justice en votre présence pour le passé. C'est même en souvenir de ce passé que j'ai consenti à l'admettre à notre entretien. S'il a à parler, qu'il parle. Et ce que je dis pour lui, je le dis aussi pour chacun de vous. Je suis prêt à vous écouter tous. Je ne veux pas penser que j'ai devant moi des révoltés, ou même des mécontents, non, je m'imagine pour la minute que je suis en face de mes bons ouvriers, de ceux qui font tranquillement leur affaire et dont je n'ai qu'à me louer, et que je les charge de porter ma réponse aux autres, à ceux que je ne veux pas connaître, dont je ne veux même pas savoir les noms, aux mauvais, qui sont pour le désordre, la ruine et le malheur. Voilà.
MORET, à part.
Vieux roublard!