‹ Les deux PhilibertChapitre 11 sur 82 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

PHILIBERT aLsé, CLAIRVILLE.

CLAIRVILLE entre en chantant :

Te bien aimer, ô ! ma clière Zélie. . .

Eh! c'est vous, M. Philihert? Par quel hasard de si bonne heure dans ce quartier?

PHILIBERT aîné.

Je loge là d'hier soir,

CLAIRVILLE

Je m'en félicite ; si vous le permettez , nous pourrons

1 2 tES DEUX PPIILIBERT

fiiire une connaissance plus inlime. f 3Iontrant la maison de Viiparc. ) Je viens tous les deux jours chez votre voisin.

PHI1.IBERT aîné.

Monsieur Duparc !

CL AIR VILLE

Sa fille est une de mes écolières.

PHILIBERT aîné.

Sa fille !

CLAIRVILLE

Une de mes meilleures écolières. J'avais été le professeur de sa mère avant qu'elle (Vit mariée , et madame Dervigny sa grand'nière a bien voulu se souvenir de moi. Cela ne me rajeunit pas, comme vous voyez; mais c'est une preuve d'estime qui m'honore et me flatte infiniment. La jeune personne a moins de vois , mais plus de guùt que sa mère. Oh ! les Italiens ont bien perfectionné la méthode. ( Il fredonne. )

Piela, pitla

Et vous venez donner voire leçon?

CLAIRVILLE

Non pas aujourd'hui. M. Duparc m'a fait l'bonneur de m'inviter à diner à sa maison <!e campagne. Je devais partir avec toute la famille, mais j'ai tant d'affaires ! Je viens leur dire que j'irai de mou côté.

PHILIBERT aîné.

Vous allez dîner à la maison de campagne de M. Duparc ! Vous êtes bien heureux.

CLAIRVILLE

Mais, oui : on y fait bonne chère; il y a très-bonne société.

PHILIBERT aîné.

Ainsi , vous êtes l'ami de la maison ?

" "il ■> -"*"~nt TT*"T!iaÉP-

Page 1