‹ Les deux PhilibertChapitre 16 sur 82 · LES MÊMES , MADAME DER VIGNY · texte numérisé non relu

LES MÊMES , MADAME DER VIGNY

MADAME DERVIGNY

Concevez-vous , ma petitc-fdlc qui n'est pas encore prête.

DUPARC

Il n'y a pas de mal. Clairville ne part pas avec vous : il viendra de son côte. Mais il me parlait d'une affaire bien importante. II a reçu tout à l'heure la conl.dcnce d'un jeune homme très-convenable pour la place et pour ma fdic.

CLAIRVILLE

C'cst-iX-dire , que je le crois ; mais je n'assure rien.

20 LES DEUX PHILIBERT j

MADAME DERYIGNY.

En vérité ? Qu'est-ce que ce jeune homme ? Est-il aimable , de bon ton , bien fait , riche ? Ah ! que je serais contente ! Parlez mon cher Clairville j mais parlez donc.

Eh bien ! il peut avoir vingt-sept à vingt-huit ans.

MADAME DERVIGNY

Bon ! ni trop vieux ni trop jeune.

CLAIRVILLE

Il est attaché au ministère des affaires étrangères.

DUPARC

Donc , il conviendrait à M. le duc.

CLAIRVILLE

Il a rempli pendant quatre ans des fonctions impoi'tantes , dans je ne sais quelle légation.

3IADAME DERVIGNY.

Si un jour il était nommé secrétaire d'ambassade.

DTIPARC , en riant.

Ah ! oui , ambassadeur !

CLAIRVILLE

Je l'ai connu chez M. Forlis , le banquier ; et vraiment il ne tiendrait qu'à lui d'épouser la petite Forlis- car il plaît beaucoup au père et à la fille.

DUPARC

Diable ! voilà un obstacle.

CLAIRVILLE

Ne vous effi'ayez pasj il est passionnément amoureux de votre fille.

MADAME DERVIGNY

Il est amoureux de ma petile-Glle?

Sans lui avoir parle , sans avoir jamais osé lui parler. Voilà ce qu'il vient de me confier.

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