‹ Les deux PhilibertChapitre 36 sur 82 · ACTE II , SCËNE IV · texte numérisé non relu

ACTE II , SCËNE IV

PHILIBERT cadet, ioujours se frottant la jambe. Ce n'est riea. . . . J'ai bien l'honneur. . .

MADAME DERVIGNY

Vous VOUS êtes fait mal ?

PHILIBERT cadot.

Au contraire. . . . enchanté. . . . Haie !

SOPHIE, à ]\Iarianne.

Ah ! ma chère , ce n'est pas lui.

MARIANNE, stupéfaite.

Ce n'est pas lui !

l'ASTOUREAU , entrant en scène.

Y pensez - vous , Monsieur? en descendant de voiture, vous mêler ù la walse des villageois!

PHILIBERT cadet.

C'étoit une gaieté. . . cela m'a bien réussi. . . Ce gros paysan qui , en pirouettant, me lance un coup de pied; mais je n'y pense plus. C'est à M. Duparc que j'ai l'honneur de parler ? Combicu je suis seusibie à l'aimabie invitation. . . .

DUPARC

C'est moi, monsieur, qui vous remercie d'avoir bien Toulu l'accepter.

PHILIBERT cadet.

Comment donc , Monsieur, je n'avais gai'de de refuser.

DUPARC

Vous arrivez bien tard , mon cousin.

PHILIBERT cadet.

Oh! c'est ma faute; j'ai promis à M. Paslourcau que je le justifierais.

PASTOUREAU

D'alwrd monsieur n'a pas voulu que nous prissions par le faubourg Saiut-Aatolue.

44 LES DEUX PHILIBEPtT ,

PHILIBERT cadet.

C'est vrai. Ce faubourg est si long, si triste . . {A part. ) Ce ruaraud de tapissiei ., près les Enfans-Trouvés , qui prétend que je lui dois de l'argent.

PASTOUREAU

Puis, il veut conduire; et entraîné par la chaleur de la conversation, \e ne lu'aperçolç pas qu'il nous égare au milieu du bois de Vincennes.

PHILIBERT cadet , en riant.

C'est vrai. Mais n'est-ce pas que je mène bien? J'ai eu aussiun cabriolet, moi qui vous parle. [En saluant madame Deivigny. ) C'est madame voire belle-mère? Figure noble et respectable. {^En s' approchant de Sophie pour la saluer. ) Ali ! dieu!

DUPARC

Quoi doue ?

PHILIBERT cadet.

C'est mademoiselle votre fille.

DUPARC

Oui.

PHILIBERT CacM.

Je savais que j'allais voir une charmante personne ; mais en approchant de niademoiselie , on se sent encore plus émerveillé. ... (^ A Dtiparc. ) Les traits de mademoiselle votre fille me rappellent ceux d'une femme. . . . qui était plus grande .... fort passionnée . . . Souvenir cher et cruel ! El vous dites donc , M. Duparc, que vous avez été l'ami de mion père; c'était un bien honnête homme. {^Prenant un ton gj-aue.) Monsieur, qu'il est honorable pour moi que vous vetti! lez bien reporter sur le fils une partie de l'amitié que vous aviez pour le père.

DUPARC

Monsieur , j'espère . . .

PHILIBERT cadet, serrant la main de Duparc.

Monsieur , j'espère aussi que ... {A Pastoureau. ) Demandez donc à déjeuner.

Page 1