SCÈNE XIII
LES MÊMiîs , JOSEPH , DUPARC , MADAME DERVIGNY.
JOSEPH, entrant au moment où Philibert cadet embrasse sa ^ . femme.
Oh ' oli !
MARIANNE
Ciel ! mon mari !
PHILIBERT cadet.
Ali ! diable ! je me laisse surprendre par le mari .' JOSEPH.
Morb!.,u! madame; morbleU! monsieur; voilà une belle act.on pou. le premier i,.ur qur, vous venez chez nous.
MADAME DERVfGNY, entrant avec Duparc.
Eh ! bien , qu'est-ce donc que tout ce i)ruit ?
PHILIBERT radet, à part.
Ouf! c'est bien pis : la grand'mèrc avec son gendre !
62 LES DEUX PHJ LIJBERT ,
JOSEPH
Monsieur qui veut embrasser ma femme, et madame qui ne se défend que juste autant qu'il faut pour céder.
MARIANNE
Je suis innocente -, je me défendais d'aussi bon cœur que monsieur m'attaquait.
PHILIBERT cadet, à part.
Là! au moment où je me recommande à moi-même de m'obsei'ver.
MADAME DERVIGNY
Eii ! quoi , monsieur ?
DUPARC
A merveille , jeune homme.
PHILIBERT cadet.
Madame... Monsieur... (^ A part. ) Parbleu ! c'est avoir du malheur.
JOSEPH
Venlrebleu! ai-je tort d'être jaloux?
MARIANNE
Oui, tu as tort, et je t'assure...
MADAME DERVIGNY
Sortez.
PHILIBERT cad€t.
Quelle catastrophe !
{Marianne et Joseph sortent. )