‹ Les deux PhilibertChapitre 62 sur 82 · ACTE il , SCÈNE XXII · texte numérisé non relu

ACTE il , SCÈNE XXII

PHILIBERT cadet.

M. Pastoureau....

PASTOUREAU

Eh bien ! Monsieur.... ( En se radoucissant et d'un ton fi^ntinientul. ) Monsieur, remarquez qu'on ne vous prescrit rien , qu'on vous prie seulement de considérer , s'il ne serait pas plus généreux à vous.... Oui , Monsieur , par égard, par procédé....

PHILIBERT cadet, éclatant de rire au nez de DI. Pastoureau.

Par procédé! Oh! par ma foi, mon cher M. Pastoureau, vou? vous entendez à merveille à tourner les petits complimens qu'on vous char^i; de faire; vous y niellez une fermeté de caractère et une douceur d'organe qui encliantent et qui désarment : on obtient tout ce qu'on veut de moi en m'atta- (juant par les scutimcns.

PASTOUREAU

Je TOUS sais bien bon gré de prendre ainsi la chose.

PHILIBERT cadet.

Il paraît que ces bonnes gens se sont décidés... Je me décide aussi. M. Pastoureau, je vous ai vaincu au billard, je ne veux pas vous vaincre ailleurs. Je no suis pas mécontent de ma matinée; j'ai respiré l'air de la cauipogne, je vous ai gagné votre argent. Je ne quitte pas encore le pays ; nous nous reverrons ce soir ,ù la fête du village , et si vous pouvez disposer d'une place dans votre cabriolet en retournant à Palis , je vous prie de me la conserver. Je vous salue de tout mon coeur.

( // sort , et en sortant , il embrasse de nouvciizi Marianne. )

JOSEPH

Bon voyage. Je vais fermer la porte sur lui. ( Il sort. )

MARIANNE

^" ou S voilà délivrés d'un fier intrigant. ( El/e sort.)

PASTOUREAU , posant son chapeau sur une chaise.

Il n'y a plus que des honnêtes gens dans la maison j j'y peux rester.

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