SCÈNE VII
LES MEMES , COMTOIS , sortant pat la grille.
COMTOIS
Ah ! monsieur, j'ai tout appris : un intrigant , un chevalier d'industrie a pris votre nom , s'est présenté à votre place , a été admis , s'est fait chasser.
PHILIBERT aîné.
Eh ! je le sais.
PHILIBERT cadet.
Eh ! mon dieu ! oui , mon pauvre Comtois , nous savons tout j c'est moi qui suis l'intrigant.
COMTOIS
Quoi ! monsieur , vous êtes ici ! quoi c'est vous î Eh î mais , c'est donc un démon acharné après vous que monsieur votre frère. ( A Philibert cadet. ) Pardon , monsieur. . .
PHILIBERT cadet.
Je te pardonne, Comtois ; tu n'en saurais trop dire.
COMTOIS
Et , ce n'est plus un mystère ; M. Duparc , pressé par les circonstances , vient de promettre sa fiile et la place à M. Pastoureau , l'un de ses cousins.
PHILIBERT aîné.
Se peut-il?
C'est celui qui m'a amené dans son cabriolet.
PHILIBERT aîné.
C'en est fait, il n'y a plus d'espoir.
COMTOIS
Pardonnez-moi , mon cher maître , il y en a encore. Si ■vous parvenez , si je puis parvenir à vous faire parler à quelqu'un de la maison. . . Ils verront bien que vous avez un autre Ion , d'autres manières. ( En parlant ainsi , Comtois arrange la cravate et les cheveux de son maître , il ôte avec un mouchoir la poussière de l'habit et du chapeau. Philibert cadet tire son mouchoir dp. sa poche et ôte de son c6tè la poussière. ) Ils ne veulent pas vous recevoir. Eh hien ! je lrouver:ii le moyen devons les amener ; oui , monsieur, il y a dans cette maison une femtae de chambre qui me paraît fort compatissante.
PHILIBERT cadet.
C'est celle que je voulais embrasser.
COMTOIS
Si je peux la décider à venir vous trouver, j'espère encore, (^11 sort.)