PHILIBERT AÎNÉ , MARIANNE , MADAME DERVIGNY, DUPARC
MARIANNE , arrivant la première.
Je les aï rencontrés -, je leur ai parlé de vous. Us me suivent.
DUPARC ) entrant en scène.
Eh ! que m'importe que mademoiselle Marianne le trouve à son gré? Je ne veux plus recevoir d'inconnus à la campagne, A-t-il à me parler d'aiFaires? qu'il vienne à Paris.
MADAME DERVIGNY
Eh bien ! Marianne , où est-il ce Monsieur qui ne nous demande qu'un moment d'entretien?
MARIANNE
Le voilà , madame.
MADAME DERVIGNY
Voyons, Monsieur, que nous voulez-vous? Que prétendez-vous? Qui êtes- vous?
PHILIBERT aîné.
Madame, je suis.... je viens.... pardon ; mais je me sens tellement déconcerté... Faut-il qu'une méprise que je ne pouvais prévoir , ni empêcher , ait changé les dispositions favorables que vous et Monsieur , aviez témoignées à mon ami Clairville.
DUPARC
Vous êtes l'ami de M. Clairville ? et moi aussi , je l'aime de tout mon coeur ; mais je vous avoue qu'après ce qui s est passé , ses recommandations ne sont pas d'un grand poids auprès de nous.
PHILIBERT aîné.
Je conçois et j'approuve votre défiance. Aussi , n'est-ce qu'en tremblant que j'ose vous parler; mais, Monsieur , si je ne possède pas toutes les vertus , toutes les qualités dont il a plu à son amitié' de me gratifier , croyez au moins à tout ce qu'il a pu vous dire de mon estime pour vous , de mon respect pour madame , de mon amour pour mademoiselle votre fille.
MADAME DER VIGNY
Qu'est-ce à dire? Vous aimez ma petite fille ?
Oui , madame , oui , monsieur ; content de la voir , de l'admirer, n'osant vous parler, n'osant concevoir encore aucune espérance , depuis un mois , je vous ai suivis par-tout.
MARIANNE
Serait-ce notre jeune hoaime ? je cours chercber madeînoiselle. ( Elle sort. )
MADAME DER VIGNY
Eli ! mais qu'a-t-elle donc ?
DUPARC
Est-elle folle ?