‹ Les deux règnesChapitre 2 sur 23 · LA MONTÉE · texte numérisé non relu

LA MONTÉE

ils se dressaient toujours nobles, mais mutilés.

Le Poète songeait en son âme profonde :

« Quels sont ces Exilés

qui veillentaux confins des peuples et du monde ?

que gardent-ils ici ? »

Et voici,

l'un d'eux lui dit : « Ecoute I »

Il écouta.

La voix reprit : « Ta route

mène aux buts que nous avons tentés,

nous les gardiens de toute vérité.

Va, c'est bien, que la Foi te soutienne et t'emporte,

mais crains pour toi, trop basse, ô Poète, est leur Porte I...

Prends la Lance et le Glaive, ou bien reste dehors :

les Vivants sont traqués au royaume des Morts. »

IIL — Les Portes de la Ville

Sous ces voûtes d'orgueil où soufQait avec bruit le vent de l'inconnu qui palpite et qui souffre, il y lisait ces mots de nuit :

Portes du Gouffre.

12 DANS LA TIIXI

Toutes elles semblaient teintes avec du sang,

et dans la fixilù de son rôve paissant,

il les voyait tendre vers lui leurs porches bl6mes.

Mais, consentant, il les passa quand niême.

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