III. — La Mort des Dieux
Soudain, dans la nuit des hommes,
dans l'égoïsme où tout rêve se fond,
dans la gangue du mal, sous le morne plafond
qui recouvre Tétable où s'accroupit la Bête,
il entendit monter comme un chant de trompette,
puis une voix cria :
18 DANS LA VILLB
« Les Dieux humains sont morts I »
La voix reprit encor dans l'ombre où tout passe et dérive:
«■ Ilosanna, que la Béte vive ! «
Et des cœurs sans espoirs, las ou prostitués, disaient : « Les Dieux sont morts, nous les avons tués ; le Vice est roi, la Héte est reine, et que le tourbillon nocturne nous entraîne !. . . »