‹ Les deux reines de FranceChapitre 14 sur 92 · N EVE B S · texte numérisé non relu

N EVE B S

Mais comment expliquer ce changement étrange A l'univers chrétien?...

i.e noi.

Avec un mot: je change

NE VERS

Mais les ambassadeurs par vous-même envoyés,

Les députés danois, qu’aujourd’hui vous voyez Jusque dans vos fttats amener l’étrangère...

LE BOI

Ils la remmèneront, je la leur rends!...

NEVERS

Son frère,

Qui nous remit pour vous onze mille ducats,

En or pur?...

LE ROI

Oh! ceux-là, je no les rendrai pas!

Plus d’un de mes aïeux s’est vu prendre ses terres Parce (^u’il était pauvre, et qu’au moment des guerres. Il n’avait pas de troupe à bien récompenser :

Donc, il faut amasser pour pouvoir dépenser!

NEVERS

Mais ne craignez-vous pas que tel grand feudalaire. Qui s’indigne du nom de votre tributaire,

N’allègue avec Kanut ses nœuds de parenté,

Pour briser envers vous, sire, sa féauté?

LE ROI

Qui? le duc d’Aquitaine? Ah! Dieu veuille t’entendre! Depuis dix ans j’attends un motif pour lui prendre Bonne part, sinon tout, de ce riche et beau fief,

Qui nous appirtenait de par Pépin le Bref!

Qu’il rompe donc sa foi, ce duc! et je te jure,

Que je lui montrerai, revienne la verdure,

Tant de barons rhaussés de fer, tant de brassards,

De heaumes bien lacés, et tant de durs cuissards,

Qu’il n’aura bientôt plus un fort que je n’assiége,

Un mur qui le défende, un toit qui le protège.

Et qu’on n’aura jamais vu, des Alpes au Rhin,

Vassal si malmené par bras de suzerain!

NEVERS

Mais que fera celui que vous nommez mon père. L’abbé de Saint-Denis?...

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