SCÈNE VIII
Les Mêmes, LE ROI, NEVERS, BARONS.
INGKBURGE, apercevant le roi.
Ciel ! quel regard do flamme !
Comme en lui lout respire un grand homme, un grand roil
LE CARDINAL, A Ingeburgc.
Vous tremblez encor!
INGE BURGE.
Oui!
A part, avec surprise.
Mais ce n’est plus d’effroi !
LE ROI, apercevant Ingebnrge, et A pèrt.
La voilà ! mon Agnès, comme ton clair visage Me ternit sa beauté 1
LE CARDINAL, A Ingehurge.
Faites un pas! courage!
La musique continue i\ jouer et les deux époux font un pas rua vers l’autre.
I X G E B U R G E , à port, troublée.
Faible cœur de la femme! à cet auguste aspect...
Tout s'efface... regrets, terreur... et le respect... L'amour!...
LE ROI , A part.
Contiens encore ton espoir et ta haine!
O mon cœur!
LANDRESSE, nllnnt ù Ingeburge et lui prenant la main.
Dieu m’accorde un grand honneur, ô reine!
C’est moi qui vous remets aux mains de votre époux I
Il la conduit au roi.
LE ROI tressaille en touchant la main de la reine, puis après un moment de silence contraint.
De ce preux chevalier vous séparerez-vous ,
Madame, sans daigner, selon l’antique usage,
Do votre bienveillance octroyer quelque gage A ce type parfait d’honneur, de loyauté ,
Et qui m’a près de vous si bien représenté?...
LANDRESSE, s'inclinant, troublé.
Sire !
ING E BU RG E, ingénûment.
De bien grand cœur! mais que lui donnerai-je ?
Je n’ai plus rien !
LE ROI
Plus rien? Voyons... cherchez... que sais-je? Votre main à baiser !