SCÈNE PREMIÈRE
LE ROI, AGNÈS, NEVERS, un Bachelier, les deux Enfants d’Agnès.
Au lever de la toile, Agnès, A droite, avec ses enfants et un jeune bachelier. A gauche, le roi; Nevers assis près d’une table .
AGNÈS, au bachelier.
J’écoute : lisez-moi ces brefs, jeune prud’homme.
LE ROI, de l’autre côte de la scène, à Nevers, qui tient des papiers.
D’où me viennent, Nevers, ces dépêches?
NEVERS
LE ROI
De Romel /L 'ns-les!
De Rome.
1. Pour qu’il a y :ît C'.. fusion dans ce tableau, il faut se représenter que Philippe et i. ,’U'is [ aoés chacun d’un côté différent, ne s'entendent pas l'un 1 u‘.?«
LE BACHELIER, Usant.
« A madamo Agnès, reine de France.
« L’abbesse d’Étampes supplie madame la reine de ne pas oublier sa promesse de venir en pèlerinage à Notre- Dame d'Êtampes dans le courant du mois de mai. »
AGNÈS
J’irai dès aujourd’hui!
la E ROI, qui n entendu, se retournant.
Où donc?
AGNÈS, souriant.
C’est un secret !
LE ROI
Môme pour Philippe.
AGNES, gaiement.
• Oui !
NE VE RS, lisant.
« A Philippe, roi de France, Innocent, pape,
« Nous voyons avec étonnement et douleur que vous ne tenez aucun compte do nos avertissements. Depuis cinq années, vous repoussez voire épouse légitime, notre trèschère fille Ingeburge, et vous avez contracté mariage avec Agnès de Méranie; ce scandale... «
LE ROI
Plus bas!...
Il prend le papier et lit.
AGNES, parcourant des papiers avec son bachelier.
Elle prend un papier et commence à le lire, s’arrêtant.
Qui t’a remis ce papier?