acte deuxième
Mais, par les corps des sainls! celle-là suffira Pour reprendre le reste! oui, ma main conquerra Le bien de mes aïeux comme je t’ai conquise!
Cette terre de France est ma terre promise,
Et, lorsque, comme Agnès, je l'aurai bien à moi, Vienne donc qui voudrait me l’ôter... elle ou toi !
AGNÈS
Nous séparer? qui donc y songerait?
LE ROI, vivement.
Personne ?
Tu semblés troublé?
LE ROI
Non!
Mon Philippe, pardonne!
Mais il est une idée, un soupçon, un effroi.
Qui me poursuit toujours jusques auprès de toi!
Lequel ?
LE ROI
AGNÈS
En répondant, j’ai peur de te déplaire...
Ingeburge...
LE ROI, violemment.
Ingeburge !
O Dieu! quelle colère!
LE HOI, froidement.
De la colère?... moi?... Pourquoi? Tous nœuds d’époux Ne sont-ils pas rompus dès longtemps entre nous?
Le jugement de Dieu, puis un concile auguste,
N'onl-iis pas déclaré notre divorce juste?
ACNÉS.
Mais le Pape, dit-on, s’inscrit en désaveu.
LE ROI
Le pape écrit beaucoup!... Oui! mais je réponds peu!.. D’ailleurs, à la raison Ingeburge docile.
Bientôt acceptera l’arrêt du saint concile.
Se peut-il?
AGNES, avec joie.
LE ROI
Je l’espère !
AGNÈS
O bonheur! et... dis-moi...
Où donc est-elle?
LE ROI, après an peu d’hésitation.
Mais en Danemark, je croi.
Est-il vrai, comme ici l’on en donne assurance, Qu’elle réclame en vain sa dot au roi de France?
LE ROI, vivement.
Cette dot m’appartient en vertu d’un traité !
AGNÈS
Tu ne la rendras pas?
LE ROI
- Non, corlts '