‹ Les deux reines de FranceChapitre 54 sur 92 · LE GARDIEN · texte numérisé non relu

LE GARDIEN

INGEBURGE.

Une femme!

LE GARDIEN, au fond, à Agnès, en lui montrant Ingeburge.

C’est elle !

AGNES, au gardien.

Son nom?... quel est son nom?

LE GAROIEN.

Je l’ignore.

HO

! N G E B U R G E , regardant Agnès.

Elle est belle !

Laissez-nous.

AGNÈS, nu gardien.

Il sort.

En son cœur, pénétrons doucement,

Le malheur est farouche et s’offense aisément ! Approchons!

ING E B l'R GE.

Elle vient!... Quelle est donc cette femme Qui, de mes durs geôliers, semble avoir touché l'âme?

AGNES, s’approchant d'Ingeburge.

Qu’avez-vous? on dirait que vous tremblez?

Le cœur,

Lorsqu’on a trop souffert, est faible , et tout fait peur. AGNÈS.

Mais regardez, mon âgo est frère de votre âge !

Et, si l’on ne voit pas écrit sur mon visage Que vos maux de mon cœur ont trouvé le chemin. Lors, il ne faut plus croire à nul visage humain!

INGEBtRGE.

Oui, la douce -pitié sur votre front réside!

Pourtant, quand je compare à ce manteau splendide Les sordides habits qui pèsent sur mon corps!

AGNÈS

Eh! qu’importe l'habit, quand, sous de vils dehors, D'un cœur pur et loyal on voit percer la flamme ,

Le haillon devient pourpre, illuminé par l'âme !

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