ACTE TROISIEME
Le inonde est ressaisi par Vénus l’impudique!
Nous voilà juifs, persans, mahomélans, païens,
.Mais nous n’avons plus droit de nous nommer chrétiens De notre sainte foi le plus noble apanage Tombe et meurt dans le inonde avec le mariage,
Et nous voyons s’éteindre au fond des cœurs pervers, La loi de pureté qui sauva l’univers!
INGEBCKGE.
Oh! l’apôtre! la voix qui régénère!
AGNES, avec désespoir.
Et brise!
LANDUESSE, au roi.
Eh bien, parle, est-ce toi, fils aîné de l’Église,
Qui frapperas l’Église, et qui, chrétien et roi,
Souilleras tout ensemble, et ta gloire et ta foi?
Mouvement du roi.
Oui, la gloire!... Ton règne est de quinze ans à peine, Et de hauts faits déjà comme ta vie est pleine !
La France avec orgueil, l’Europe avec effroi.
Voient grandir chaque jour ton royaume par loi !
Et, comme si par toi celte terre anoblie De ta gloire future était déjà remplie,
A ton nom, l'on pressent, l’on rêve plus encore!
Que dirai-je? ou devine à ton puissant essor,
Un de ces fondateurs de race, un de ces princes,
Qui, dans leur forte main pétrissant dix provinces.
En font sortir un peuple, un seul, qui ne meurt pas!
Et l’on entend vibrer tout autour de tes pas.
Comme la foudre au loin roulant sur la montagne, Je ne sais quel écho du nom de Charlemagne !
L K ROI, avec un «ri d'orgueil.
Charlemagne !
LANDRESSE.
Oh! mon fils, respecte Charle en loi !
Ne déshonore pas un grand homme, un grand roi ! Par cette iniquité, ne force pas l’histoire A mêler ses mépris à l’hymne de ta gloire...
LE ROI, à part.
Il me trouble !
1NGEBUHGE, avec un cri de joie.
Il s’émeut 1...
LANDRESSE, se jetant à genoux.
Au nom de ton honneur, O mon maître!... ô mon fils! au nom de ton Sauveur!
LE ROI, de plus en plus troublé
Que faire ?...
AUNES, avec un cri do désespoir
Mon Philippe!
LE ROI t à sa voix.
Ah ! me séparer d’elle ?
Courant A Agnès.
Jamais !
landresse.
Roi!
LEROI
Tu me veux une gloire immortelle !