‹ Les deux reines de FranceChapitre 64 sur 92 · JO · texte numérisé non relu

JO

Montrant Agnès.

Sans elle, je ne puis rien accomplir de grand !

Et près d’elle, d’honneur et d’amour m’enivrant,

Mon règne léguera do tels faits à l’histoire,

Que ma faute, crois-moi, se perdra dans ma gloire!

LANDRESSE, se relevant.

Prends garde! jusqu’ici , j'ai prié; mais je puis,

Ne pas prier toujours! Songe à ce que je suis!

LE ROI

Je songe et songerai que je porte couronne.

LANDRESSE.

Roi ! no me force pas à te dire : j’ordonne !

LE ROI, avec colère.

Eh bien, soit! Dis-le donc! Va, va! Parle en vainqueur! Mets mon orgueil royal du parti de mon cœur !

Au sacre de nos rois, souviens-t’en, on les nomme Rois de France d’abord, puis empereurs de Rome !

Le pape, par nous seuls, vit Rome à ses genoux !

Prince, il est moins que nous, n’étant rien que par nous ! Si donc il veut répondre au bienfait par l’outrage,

Et traiter en vassaux ceux dont il est l’ouvrage,

Le fils de mes aïeux alors se souviendra

De ce qu’est ce grand nom, roi de France!... et saura

Braver l’usurpateur en respectant le prêtre!

LANDRESSE.

Le prêtre parlo seul ici!... Le divin maitro

Te dit seul par ma voix : Roi de France, reprends.

Ta femme, et donne-lui le nom que je lui rends!

LE ROI, tenant Agnès dans ses bras.

Non I

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