‹ Les deux reines operacomique en un acteChapitre 23 sur 29 · LE MAGASIN · texte numérisé non relu

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die est un peu cavalière la reine de Suède.

Christine. Insolente!

MARGUERITE. Est ce que vous la connaissez ?

Christine. Non !... mais c'est un mauvais moyen ... et je préfère encore.

MARGUERITE. Prouver à Koller que vous êtes une femme.

CHRISTINE. Non, mais...

MARGUREITE. Mais que craignez-vous, en disant que vous êtes Christine?

Christine. Comment, ce que je crains?..

Mais vous ne savez donc pas que les Danois ont plus d'une vengeance à tirer de Christine.

MARGUERITE. Bah!.,.

CHRISTINE. Ils n'ont pas oublié le traité de 11*46. . . les deux ffrovinces qu’ils ont perdues. . . les vaisseaux qui ont été pris... et on pourrait me retenir. . . si on soupçonnait que c'est moi...

MARGUERITE. Vous?

Christine. Moi .. . c’est h-dire si je me faisais passer pour elle.

MARGUERITE. Et ils n’anraient pas tort, n’est-ce pas?

CHRISTINE. Non certes, et je n’y manquerais pas moi . . .mais, ce n'est pas là lu question.

(On frappe à la porte)

MARGUERITE. Qu’est-ce que c'est?

KOLLER, en dehart. Êtes vous prêt, M. le comte ?

Christine. Tout à l'heure. . . (A Marguerite.) Il faut pourtant prendre un parti.

MARGUERITE. C’est vrai ... il faut en prendre un... une idée... c’est peut-être bien niais... ce que je vais rôtis proposer là. . . parce que moi, voyez-vous je n’entends rien à ces choses là.

CHRISTINE. Et qu est-cc donc?

MARGUERITE. Tenez... en supposant. . .

toujours dans votre idée que, vous soyez une femme... et qne vous soyez la reine Christine... c'est une supposition. Est-ce que vous ne pourriez pas signer quelque chose?...

CHRISTINE. Vraiment... signer quelque chose... (A part.) Serait-ce un piège?

MARGUERITE. Oui . . . quelque chose. . .

comme une... une... vous savez bien.

CHRISTINE. Une renonciation peut être?

marguerite. C'est ça... une renonciation... un traité...

CHRISTINE. Jamais!

marguerite. Ce serait un bon tour.

CHRISTINE. Ce serait une lâcheté.

marguerite. Q ue vous importe?... vous n’êlcs pas la reine de Suède.

TBÉATBAL.

Christine. Je ne le suis plus... mais je

suis encore Christine, madame!

Marguerite. Madame.?,..

CIIHISTLNE. Vous le savez, depuis ique je suis entrée dans cette auberge... et maintenant, je sais aussi qui vous êtes.

MARGUERITE. Moi...

CHRISTINE. Vous!... c'est un piège infâme que vous m'avez tendu.

MARGUERITE. Un piège!...

Christine. Gui... cette prétendue jalousie de Koller. qui n’attend qu'un prétexte pour me dire des insultes... qu’on savait que je no souffrirais pas... cette querelle d'où pouvaient naître des violences qui eussent puni la femme des torts de la reine. ..tout eelaétait arrangé. ..prévu...

marguerite. Madame...

Christine. Et vous vous èlcs fait l'agent de ect infâme guct-à-pens.

marguerite. C’est une odieuse supposition.

CHRISTINE. C’est la vérité... et ou fa saura madame , prisonnière en Danemarck... je puis apprendre aux rois de l’Europe, par quels lâches moyens on m'a impunément insultée, arrêtée et je le dirai assurément, quand je saurai le nom de cello qui a prêté les mains à cet indigne complot... pourriez vous me le dire?

marguerite. Mon nom?

Christine. Oui, votre nom , madame, je veux le rendre célèbre!..

marguerite. En le mettant à côté du votre... il ne mérite cct honneur à aucun titre.

Christine. Je serais pourtant curieuse de le connaître.

Marguerite. Vons le saurez. . . quand je vous aurai sauvée.

Christine. Sanvée?

marguerite. Oui, madame. . . d'abord en vous aidant à prendre cet liabit pour vous faire échapper à la vengeance de Koller, que votre seule violence a provoqué. . . ensuite en gardantpour moi seule le secret de votre nom... qui, vous l'avez avoué vous même , vous mettrait en danger.

Christine. Sans doute chez un peuple comme le vôtre.

marguerite. Qui a plus d’une vengeance à tirer de Christine.

CHRISTINE. Qui oublie les droits Jet plus sacrés de l’hospitalité.

marguerite. Qui n’a pas oublié le traite de 1G45,

Christine. Et qui me retiendrait prisonnière n'est-ce pas?

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