‹ Les deux reines operacomique en un acteChapitre 4 sur 29 · MAC NUS , MARGUERITE · texte numérisé non relu

MAC NUS , MARGUERITE

MAGNUS , après avoir regardé au dessus de la porte. C’est ici: Georges huiler, aubergiste : entrez madame.

(Marguerite suivie de deux dnmeatiques s'arrête

A la porte. Elle cal enveloppée d’uue pelisse.)

MARGUERITE. 11 n'y a personne . '

MAGNUS. Personne.

MARGUERITE. C’est bien ici, M. le gouverneur, quedoit descendre le jeune comte de Dohna.

MAGNUS. Oui , madame , ou mademoiselle, car je n'ai pas l’honneur. . .

marguerite. Comme vous voudrez...

MAGNUS. L'aubergiste Koller a déclare à la police que le comte de Üoitna avait fait retenir sa maisQn pour lui et sa suite.

MARGUERITE. A la police? (d part. ) La précaution de la reine de buède n’est pas inutile A «e que je vois . . . (haut. ) Est-ce que c’est l’habitude de déclarer les voyageurs ù la police ?

MAGNUS. Pas ordinairement. . , tuais diaprés les projets du gouvernement.

MARGUERITE. Quels projets?. . je veux les savoir.

MAGNUS. Vous dites, madame?

MARGUERITE. Que je veux les savoir...

MAGNUS. Pardon, pardon... mais avant de m’adresser de semblables questions , madame, vous tenez mieux de répondre aux miennes et de me dire...

MARGUERITE. Monsieur le gouverneur, vous n’avez pas bien lu la lettre que je vous ai remise.

MAGNUS. Je l’ai lue cinq fois.

MARGUERITE. Ce n’était guère la peint pour ne pas la comprendre une seule.

MAGNUS. C’est que c’est la chose du inonde la plus ridicule.

MARGUERITE. Vous dites , monsieur ?

MAGNUS. Je dis ridicule. . .

MARGUERITE. Nous ne parlons pas de vous. .. lisez cette lettre. . . et dépéchez vous, on peut nous surprendre.

MAGNUS, i part. Une jolie femme a la permission d'être impertinente... passons.

MARGUERITE. Eh bien ?

magnus , lirait la lettre de sa poche. La

voici. (Lisant.) «M. legouverneur Magnus, « une jeune fille vous remettra cette « lettre. . . »

MARGUERITE. Je l’ai fait.

MAGNl’S, lisait . « Vous ne vous infor- « tuerez nideson nom, ni d’où elle vient...

« et vous lui obéirez en tout ce qu’elle v vous demandera... »

Marguerite. C'est ce que vous ne faites pas. . . continuez.

MAGNUS, lisant. « N’oubliez pas qu’il y « va de votre place et peut-être de votre « létc. . . signé le comte de Ilunstein, « premier ministre. »

marguerite. Il y va de votre tâte.

magnus. J’avais demandé de l’avancement. et je remercie beaucoup lu ministre de penserA moi .. .mais voici une autre lettre quimedonne des instructions secrètes relatives A mes fonctions de gouverneur de Ja ville deHelsingor, et qui se termine par ces mots : (Il prend une autre lettre et lit.) « Tous les étrangers seront tenus dedé- « ctarer leurs noms ; s’il transpire rien « du motif de cette surveillance , il y s va de votre tète. . . »

MARGUERITE. Signé. . .

magnus. «Christian IV, roi de Danc- « inarck. »

MARGUERITE, dpart. Ah! mon mari gouverne A part... c’est bon A savoir.

MAGNUS. Ainsi, madame, avant de vous obéir, d’autant plus que j’oubliais... je n’ai pas tout lu. (Reprenant la lettre.)

« Un ordre signé de moi , peut seul vous « dégager de ceux que je vous donne...»

Voyez.

(Il lui fait voir la lettre.)

marguerite, tirant un autre papier quelle lui met sous le nés. Y voici la réponse.

magnus. regardant. Le nom du roi, sur un blanc-seing!

marguerite. Je le remplirai. . . comparez les signatures.

MAGNUS. Parfaitement semblables.

Marguerite. Vous voyez, monsieur, qu’il vous reste A choisir d'être décapité par ordre du roi ou du premier ministre... vous tenez A votre tâte , je suppose.

MAGNUS. Compte A la prunelle de mes yeux... certainement, j’y tiens beaucoup A ma tête.

MARGUERITE. Vous avez raison : la perruque est fort belle.

magnus. A part. Qu’est-ce que c’est que eetle femme IA ?

Marguerite, dpart. Il hésite : si je lui

disaisqui je suis....

magnus, d part. Comme elle me regar»

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LE «ACiSIN TDÉATRAL.

de!... elle est peut-être de la èontrc-poliee.

MARGUERITE, à part. Non, non... il ferait quelque gaucherie, d'ailleurs, Magnus est un sot, que j’effraierai et qui obéira... trouvons d'abord moyen de demeurer ici. ( Haut. ) Vous avez réfléchi.. .

HAGiniS. Je suis à vos ordres.

MARGUERITE. A la bonne heure...

songez que de ce momént, vous m’appartenez corps et âme.

(Elle frit ligne aus domestique! qui lont reliés

sur le seuil de la porte, leur remet sa pelisse et

parait eu costume de servante d’auberge.)

MAGNES. Oh !.. . une paysanne !

MARGUERITE , t'arrangeant devant un petit miroir. Vous allez me présenter â Koller et me faire agréer comme servante d'auberge.

MAGNUS, à part. C’est pour ça que le Toi et le premier ministre. . . je n’y comprends rien . . .

MARGUERITE. Vous m’avez entendue. . .

MAGNUS. Parfaitement... vous voulez être servante dans cette auberge?... c’eçt bien facile ù dire.. .

MARGUERITE. Et aussi facile à faire.

MAGNUS. Koller est si gracieux.

MARGUERITE. Offrez lui de l’or : j'en

ai.

MAGNUS. Il me le jeterait au nez.

MARGUERITE. Menaccz-le...

MAGNUS. Un ex-marin. . . un brutal. . .

«ne espèce de loup de mer à qui on fait un cadeau quand on lui donne l’occasion de se fâcher.. . Tenez, s’il vous faut absolument une place. . . j’ai une vieille gouvernante, je la renverrai. . .et. . .

MARGUERITE. Insolent !...

MAGNUS. Très bien... très bien...

madame... je ne me permets plus aucune réflexion.

MARGUERITE. Dans cinq minutes je veux être servante dai ts celte auberge. ..

arrangez-vous.

MAGNUS. Je m’arra ogerai. . . ( A part.) Quelle idée le premier ministre a-t-il là?... ça me semble absurde . . c’est sans doute de la haute diplomatii ;.

eaaeoa e ngP M ee c o &s as co t ee o saosaeeees eeeese

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