‹ Les deux serruriers; drame en cinq actes (volume 2)Chapitre 47 sur 89 · LE CONSTABLE · texte numérisé non relu

LE CONSTABLE

Cet homme est resté seul dans la chambre où est votre caisse ?

UURRAT.

Oui, Monsieur.

LE CONSTABLE , à George.

Esl-ce vrai ?

GEORGE

C'est vrai!..

LE COi\STABLE.

Eli bien ! que faisiez-vous là?., répondez?..

GEORGE, regardant Jenny, à part.

Puis-je dire qu'elle y était avec moi?.. 6 Jenny! je te sacrilie jusqu'à mon honneur.

LE CONSTABLE , à George.

Vous VOUS taisez !.. je dois vous croire coupable. JENNY, vivement.

Non, Monsieur, il ne l'est pas; car dans cette chambre, je me trouvais avec lui... Cet homme était là, parce qu'il m'aime, et parce que je l'aime ! (Mouvement général.)

MURRAY

Taisez-vous, malheureuse!.. Monsieur le Constable, cette jeune fille est folle; l'humanité l'égaré. Je suis l'accusateur, et voici le témoin qui a vu voler le portefeuille.

(Il indique Burl qui fait un signe d'assentiment. Mouvement général.) GEORGE.

Infamie !

BURL , à part.

Il fait d'une pierre deux coups... L'héritier et l'amant, culbutés à la fois.

GEOl\GE , au Constable.

Monsieur, il se trame ici un infernal complot!..

LE CONSTABLE, donnant l'ordre d'emmener George.

Vous parlerez devant VOS juges.

JENNY, à part.

£t moi aussi , je parlerai.

ROSALINDE , pendant qu'on emmène George, regardant Burl avec

indignation.

Oh ! j'ai été volée aussi !

MURRAY, bas à Burl qui veut sortir.

Reste.

BURL.

Oui, mon oncle!

Page 1