‹ Les deux serruriers, drame en cinq actesChapitre 51 sur 77 · DURI · texte numérisé non relu

DURI

Non, depuis sa sortie de prison, il comt après de l'ouvrage. J'ai su , par mes ancieuncs relations, qu'il avait déjà frappé à plusieurs portes , et qu'elles étaient restées closes à cause de votre accusation et malgré son acquittement.

uuanAT.

Il faut le retrouver.

BUnL,

Ah!., et pourquoi?..

MuaaAY.

Parce qu'il est absous...

BUBL.

Ce n'est pas ma faute.

virniiAY.

Ni la mienne... J'ai bien payé ta langue , u'cslcepas?..

BCBL.

hla langue a bien menti , aussi.

’ MCBRAY.

I Pour faire ce que la Justice n'a pas fait.,,

I pour en finir avec George...

BURL.

Là , là... comme vous y allez. Monsieur l'honnête homme; c'est à faire à vous quand vous vous en mêlez. Il n'y a tels que certains honnêtes gens êchauOês!

MURRAY

Trêve de tes sornettes ! s'ils l'ont absous , je l'ai condamné... moi!

BURL.

Oui dà!.. (A part.) Ma fol, je complais encore naguiTc combien il faiblit de liêles pour faire un vcdeiir, oi.iis je ne sais p.is ce qu'il faudrait de voleurs pour faire un bounète homme, comme celui-là.

MuanAY.

Écoute-moi donc. , et prends bien garde à ce que je vais te dire. Je ne me suis pas fié à toi sans garantie. Je sais tout. Lady Aliiol a pai lê; elle a racoiité comment elle l'avail trouvé à l'bùtcl pour la premièi e fuis. Tu avais eniiunis le vol dont Oconte fut accusé ; tu avais dérobé le |iortefeulllc dans la caisse. J'en .suis sûr. D'ailleurs j'ai les preuves eu main de vingt autres crimes dont tues l'auteur. Oui, après avoir livré George à la place, après t'avoir sauvé pour te fare mou iuslruincnt contre lui, j'ai voulu le bien connaître , J'ai épié les dêmarcbcs , les actions , je me suis informé de la vie ; et maintenant Je la sais à fond , par cu-ur; Je sais eufin que tu es un voleur de profession.

BURL.

Oh ! oh ! Je pourrais m'éclaircir à vos yeux... mais Je ne m'a baisserai pas à me Justifier...

MCRHAY.

Je te tiens pieds et poings liés, te dis-je, et d'un mot Je peux t'envoyer pendre.

BURL.

Oui... mais ce mot, vous ne le direz pas...

nous avons trop besoin i’un de l’autre pour nous trahir...

HURRAY.

A la bonne heure !

BURU

Entre braves gens on finit tonjonrs par s’entendre.

MURRAY

Tu consens donc à finir ce que nous avons commencé.

BURL,

n le faut bien... puisque vous le vouiez.

MURRAY

Quand?

BURL.

Le plutôt possible... ce soir si je peux.

MURRAY

Dès que ce sera fait , à quelque heure que ce soit, viens me le dire! dciiv conp.s frappés à ma porte m'aurliro.il ipie lu m'allc.iils. ilje viendrai te reuiellrc en étbaege de riieiiiiercl du «jj.lcstamcul, le double de ce que je t'ai deJà.iRiyé

24 LES DEl X SERBl HIERS,

ponr ta (li'posilion, cntciiils lii. toute une fortime dont lu iris jouir hors d'Angleterre.

nrni..

Convenu!., je voyagerai pour votre sauté.

Hl'BBAY.

. Agis donc. h9lc-loi... j'attends, (il ton.)

SCENK IV

BUHL. seul.

Voyon.s un peu mon cher Hasard , luaintenanl que je suis seul avec toi, ce que lu me conseilles de faire ! causons là sérieusement! Si je liens Murray par la crainte qu’il a que je ne remette le testament à George, il me tient aussi par la crainte que j’ai d’élrepcndu. Il a dit vrai, il me sait par cœur: je suis h jour; il pourrait érrii e mes mémoires; je n’ai plus la moindre chance d’être un héritier, un Hospur; m,iis puisque je ne puis avoir tout le rosbilf, lâchons du moins d’en attraper une bonne tranche. C’est égal... ce que ce diable d’homme evige de moi me coupe l’appétit. Si George n’était pas un ancien ami... mais au fait . ne suis-je pas encore plus mon ami que le sien?., et charité bien ordonnée... Ce satan de la banque qui vient me causer potence. Allons, c’est dit. George n’échappera pas, on me met le maixhé à la main, on me met... le couteau sur la gorge... il faut qu’il disparaisse... Et les camarades qui ne viennent pas... c’est comme un fait exprès, parce que j’ai besoin d’eux. Je leur avais cependant bien dit ; A la taverne du Serpent pour ce soir!.. Ils n’ont pas plus de nez. Allons à leur rencontre !..

(Il sort.)

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