PAR H. DE BALZAC
Les Paysan», on le sait, forment uns des grandes catégorie» dont la réuuJoi; Tait compléter l'cenvre immense entreprise par l'illustre romancier sous le titre de la Comédie Humaine. L'idée dominante de cette magnifique étude est l'antagonisme profond qui sépare le paysan du bourgeois. Idée féconde, éminemment dramatique où se développent, dans des scènes d'un intérêt puissant, des caractères dont la vérité, la profondeur, l'originalité saisissante, rappellent les plus hautes création» du grand écrivain. Ainsi les personnages de Fourchon, de Michaud, de la Mouche, de la Péchina, l'étrange et horrible famille des Tonsard , la curieuse et eflFrayante figure de Rigou ; variété d'avare dont le type égale, s'il na les surpasse, les types devenus si populaires de Grandet et de Gobseck, font de cette œuvre une des plus complètes et des plus intéressantes qui soient sorties de la plume de Balzac.