‹ Les deux soeurs; drame en quatre actesChapitre 55 sur 92 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

l’honneur d’une femme!... (at«c dé«spoir.) Ah! ma sçiur, ma sœur, ma chère Cécile, que n’ai-je écouté tes conseils et

suivi ton exemple! (EUe met sa main devant ses jeux pour racber ses Urœei.)

LE DUC DE BEAULIEU

Valentine, ne pleure pas, je t’en conjure!,., car, si' tu pleures, tu me feras perdre toute ma raison, et j’en ai besoin pour soutenir et guider la tienne.

V ALE STISE.

Que me parlez-vous de ma raison quand vous me l’avez Otée! Où la passion a tout subjugué, la raison n’a plus d’empire. Maintenant que je vous aime de toutes les ardeurs de mon ûme, que vouiez-vous que je devienne? que voulez-vous que je fasse? qu’y a-t-il à faire?

LE DEC DE BEAULIED

Attendre résolûment votre mari et ne rien épargner pour écarter ou dissiper ses soupçons.

VALEXTINE.

Voilà donc le conseil que vous me donnez, vous, le duc Armand de Beaulieu! vous l'homme dont tout le monde porte aux nues la loyauté sans égale, le caractère chevaleresque! Convenez-en : j'aurais devant moi l’homme le plus vulgaire et le moins scrupuleux, qu’il ne me tiendrait pas un autre langage. A présent que la jalousie de mon mari est excitée.

LES DEUX SÜEÜRS.

comment l’apaiserai-jeî (pau«» et «iimm.) Vous vous taisez, et vous faites bien... Vous n'osez pas me dire : « Tu l'as trahi pour moi, trahis-moi, pour lui... Achète, au prix de cette double trahison et de^ cette double infamie, le paix de ton ménage... > Votre paroie n'ose pas aiier Jusqu'au bout de votre pensée... Avoucz-le! avouez-le donc!...

LF. DUC DE BEAULIEU

Il y a des aveux Impossibles...

. VALESTIKE.

On ne s’y expose pas !

LE DUC DE BEAULIEU

Il V a des situations inextricables...

VALENTINE

Dont il faut cependant sortir... Si vous pouvez sans rougir m'indiquer une autre issue que celle-pi : partir tous les deux..., montrez-la-moi, et je jure, quelle qu'elle soit, de n'y faire aucune résistance, aucune objection.

LE DUC DE BEAULIEU

Partir tous les deuxl Encore une fois, Valentlne, que deviendriez- vo^s -si, après avoir tout quitté, mari, enfants, mère, sœur, vous cessiez de m'aimer?

VALENTINE

Armand, soyez avec moi ce que vous seriez avec un

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