‹ Les deux soeurs; drame en quatre actesChapitre 65 sur 92 · ACTE ÏHOISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE ÏHOISIÈME

la femme qui porte votre nom et qui est la mère de vos enfants!... ah! cela n'est pas possible... Non, Cécile, cela n'est pas possible... Je le voudrais, que je ne le pourrais pas...

CéCILE.

Si la femme peut pardonner au mari qui la trompe, pourquoi le mari ne pourrait-11 pas pardonner à la femme qui le trahit ?

ROBERT

Ah ! si le divorce cxistajt !

CÉCILE

11 ne remédierait à rien. Quelle garantie vous donneraitil qu'une seconde femme vous serait plus fidèle que la première et qu'elle aimerait des enfants qui seraient les vôtres, mais qui ne seraient pas les^ siens? (on em«nd dam la loimain la

masiqiM de l’orchestre des B«ins Jouer des airs de ralso et de cootredanse; elle s’interrompt et reprend de temps & autre pendant les scènes qui suirent. jusqu'à ce que le rideau baisse.)

nODERT.

Je ne me remarierais Jamais...

CÉCILE

Mais alors, cher beau-frère, que feriez- vous? Assurément, vous ne voudriez pas tomber dans l'inconséquence d'étre à votre tour l'amant d'une femme mariée...; vous ne voudriez pas être le séducteur d'une jeune fille...; vous ne

voudriez pas donner à vos enfants le scandale d'une femme payée !... Vous voyez donc que ce que vous avez de micu.x à faire, c’est de pardonner...

ROBERT, sans répondre et se parlant & Iui*méine avec une agitation croissante.

Où sont- ils cachés? où les trouver? Quelle est donc cette musique?

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