ACTE (JUATHIÉME
LOUISE
Allez-vous recommencer à la plaindre 1 elle n’a que ce qu’elle s’est attiré.
DON Z AC
C’est vous qui l’accusez ! Cependant, si le duc de Beaulieu après lequel, à Vichy, mesdames, vous couriez toutes, vous avait proposé de vous "enlever, je sais bien qui n’eût pas manqué le train !
LOUISE
Le mal, c’est 1e scandale.
DONZAC.
En Angleterre... Mais en France, mais dans nos provinces, mais à Riom, où nous somme.s, le mal est le mal.
LOUISE
Alors, vous aussi, vous condamnez madame de Puybrun î
D ONZ AC.
Je commence d’abord par la plaindre. Si elle n’est pas encore ici, c’est qu'au dernier instant ses forces l'auront trahie, et que son admirable sœur, qui ne la quitte pas. n’aura pu l’amener.
LO UISE.
Votre admiration pour sa sœur tourne à la passion. Je m’y connais : c’est de l'amour... Vous l’aimez! •
DOn ZAO.
Moi?
Oui, vous !
LOUISE
DOHZAC.
Alors, c’est sans le savoir et surtout sans qu’elle le sache.
LOUISE
C’est ainsi que commencent les plus grands sentiments... Dites-moi ! que vais-je répondre quand on m’interrogera?
DOS Z AC
La vérité, toute la vérité, rien que la vérité, puisque vous êtes témoin.
LOUISE
Et il faudra que je déclare mon âge ?
La loi le veut.
LOUISE
A quoi bon m’obliger de répéter publiquement ce que j’ai déjà été obligée de dire dans le cabinet du juge d’instruction, ce que le greffier a inscrit et ce que j’ai signé ? Qu’importe mon âge à la vérité des faits sur lesquels je suis appelée à déposer? Est -ce que la vérité a un âge?